LUFEH "Overwhelmed",
AKIAVEL "ScelestVs",
DEVIN TOWNSEND "The Moth",
CONVERGE "Hum Of Heart",
ARCHSPIRE "Too Fast To Die",
LEVELS "This Will Make You Feel Again",
UADA "Interwoven"
Allez hop, on va râler un bon coup. Et on va pas s’éterniser sur le sujet, je ne voudrais pas passer plus de temps à écrire sur cette sortie que le label à la monter, s’agirait de pas déconner. Ouais, j’accuse le label, ça m’étonnerait que les gars de Slayer aient eu leur mot à dire sur quoi que ce soit. M’est avis qu’ils s’en foutent.
Ces dernières années, on a vu une tendance s’installer de manière un peu trop systématique : les fameux coffrets anniversaires. L’idée est simple : on prend un album culte - ou pas, d’ailleurs -, on le ressort avec un p’tit remaster dans une énorme box à plusieurs dizaines d’euros - minimum - dans laquelle on colle des trucs au pif. Des vieux live, des goodies inutiles, des picture-discs, des posters et, tant qu’à faire, un bouquin à la maquette souvent moche, bourré de photos d’archives et de quelques infos. Parfois, faut être honnête, c’est assez chouette. Les box de Metallica, par exemple, coûtent un bras mais sont particulièrement bien fournies (et de bonne qualité, je le sais bien étant possesseur d’une d’entre elles). Le produit plus modeste pondu par The Darkness pour les 20 ans de Permission to Land n’avait rien de honteux non plus. Mais, vous me voyez venir, ce n’est pas toujours le cas.
Exemple : en 2026, un album culte de Slayer a droit à sa box anniversaire. Vous dites ? Reign in Blood, album fondateur du metal extrême, un des dix albums de metal les plus importants, qui fête justement ses 40 ans cette année ? Eh bien non. En 2026, Slayer - entre deux concerts post-tournée d’adieu, sans commentaire - préfère sortir une "40th Anniversary" de Hell Awaits. Ce qui tombe sous le sens, puisque l’album en question fête ses 41 ans... Allez comprendre.
Alors, à quoi avons-nous droit dans cette réédition ? Tout d’abord à un remaster de l’album original, remaster parfaitement inutile vu que Hell Awaits sonne encore très bien. Son son un peu daté fait tout son charme, y’avait pas besoin d’y toucher. Surtout pour faire ça : ça sonne toujours daté, la différence ne saute clairement pas aux oreilles, mais j’ai l’impression qu’on entend moins la guitare et un peu plus la basse, tant il est vrai que c’est la basse qu’on a envie d’entendre dans Slayer (bien sûr que non, faut-il vraiment le préciser !?). Aucun intérêt, donc. Dieu merci, on échappe quand même au sempiternel CD de démos, qui est sympathique quand on a des vraies maquettes pas trop mal foutues ou des titres abandonnés, mais qui frôle le foutage de gueule quand il est remplit de "riff demo" de vingt secondes. Je suis chafouin, ça se voit ?
En guise de contenu spécial pour cette réédition, on a donc droit à un (1 !) live sur deux CD, capté à Bochum, live qui visiblement tournait pas mal en bootleg depuis 40 ans. Et là, c’est pas compliqué, faites le calcul : en 85, le groupe n’a sorti que deux albums et un EP, soit 21 titres au total et la tracklist de ce live contient 18 titres. En gros, si vous aimez cette période de Slayer, y’a quasiment toutes les chansons. Seules manquent à l’appel : Metalstorm, Tormentor et Crionics. Problème : le son du live est dégueulasse. Pour un bootleg, ça ne pose pas de problème. Mais là, c’est une sortie officielle, qu’un label vous propose plein pot !
Et tiens, parlons prix ! Si j’aurais tout à fait accepté une réédition digipack avec ces trois CD pour une vingtaine d’euros (maximum), pas de bol, Metal Blade a besoin de fric ! Donc ils nous pondent une édition unique avec ces trois galettes, un poster à la noix et un livret (de 60 pages, wow) pour la modique somme de... 70 balles ?! Pardon ?! Pour ceux qui ne voient pas trop, ça correspond à un tiers de plein d’essence dans la France de 2026. Punaise, il a intérêt à être intéressant, le livret !
Malgré ses 41 ans, Hell Awaits reste toujours aussi bon. Parfois mal-aimé, souvent sous-estimé, ce disque impose vraiment le style Slayer, bien plus que le tâtonnant (mais très sympa) Show No Mercy. Réécoutez-le, redécouvrez-le si besoin. Mais pas par cette réédition, clairement là pour vous faire les poches. J’aurais adoré un chouette produit mais non, loupé. Il s’agirait d’arrêter de prendre les fans pour des vaches à lait. Mince, du coup je ne suis plus sûr de vouloir une version 40th Anniversary de Reign in Blood, moi...
Tracklist de Hell Awaits (40th Anniversary) :
CD1 : Hell Awaits
01. Hell Awaits 02. Kill Again 03. At Dawn They Sleep 04. Praise Of Death 05. Necrophiliac 06. Crypts Of Eternity 07. Hardening Of The Arteries
CD2 : Live From Bochum 1985 (partie 1)
01. Hell Awaits 02. Aggressive Perfector 03. Captor Of Sin 04. The Final Command 05. Kill Again 06. Crypts Of Eternity 07. Fight Till Death 08. Necrophiliac 09. Hauting The Chapel 10. Hardening Of The Arteries
CD3 : Live From Bochum 1985 (partie 2)
01. Black Magic 02. Die By The Sword 03. The Antichrist 04. At Dawn They Sleep 05. Show No Mercy 06. Evil Has No Boundaries 07. Chemical Warfare 08. Praise Of Death