Mais quelle Masterpiece encore cet album de Carpenter Brut!
Quoi? Vous ne connaissez pas Carpenter Brut? Le King des Kings de la Dark synthwave?
Et bien je comprends, puisqu’il n’a jamais été à ce jour chroniqué en ces lieux.
On va vite réparer cette erreur avec une courte présentation.
Carpenter Brut, artiste français au nom originel de Franck Hueso est le fer de lance de la Dark Synthwave, style alliant metal et électro sur fond de sonorités issues de films d’horreur.
Loin de manquer de qualités, l’auteur lui même s’autoproduit derrière le label de No Quarter Prod.
Sortie le 27 Février 2026, le maître nous offre de nouveau une belle pièce à intégrer dans notre discographie. L’album Leather Temple est le troisième opus clôturant la seconde trilogie de Carpenter. Si certains de mes compères ont l’habitude d’évoquer dans leur globalité les œuvres étudiées, j’ai plutôt le réflexe de décrypter singulièrement chaque titre. Mais bon au regard de la volonté du trio de galettes, force est de constater le besoin d’une étude un chouilla dans son entièreté. On voit donc que le mot Leather est repris à 3 reprises, puisqu’après Leather Teeth en 2018, puis LeatherTerror en 2022, Carpenter Brut nous sert Leather Temple en 2026. 4 années séparent chaque album.
À travers les pochettes des disques ainsi que les vidéos clips, on retrouvera systématiquement une esthétique empreinte des films d’horreurs, dans une forme de dystopie cyberpunk.
Entre synthétiseurs distordus et puissantes percussions, c’est du son lourd marqué par un rythme toujours très intense que nous propose Carpenter.
Avec Leather Temple, c’est la fusion de tout ce que l’artiste sait faire de mieux. Lors de la première écoute de l’album, j’ai cuisiné pour 3 semaines et fait mes 10 000 pas de la journée. Un boost d’énergie à lui tout seul!
Allez, je vous raconte...
L’album se lance avec le titre Ouverture (Deus Ex Machina), morceau qui enclenche l’opus dans une ambiance pour le moins ecclésiastique.
Impossible pour moi de rester assise dès le lancement du second titre Major Threat. Entraînant avec ses montées en puissance, un interlude plus calme à mi parcours va relancer la machine de plus bel. On imagine bien Brut sur les planches qui jouerait avec le public en faisant accroupir l’assemblée avant le saut et la liesse collective dès la remontée en puissance du morceau.
Vient ensuite le son éponyme, Leather Temple avec une instrumentalisation lourde. Synthétiseur et percussions percutantes sont au rendez vous.
Avec She Rules The Ruins, Carpenter nous sert un beau shoot d’adrénaline. Le rythme est dynamique, aux sonorités rappelant les années 80 comme il sait si bien le faire. Nostalgie quand tu nous tiens ?
Start Your Engines poursuit sur cette lancée et pourra nous remémorer des titres comme Night Prowler ou Day Stalker présents sur le précédent opus Leather Terror. À noter qu’on y entend la première vocalisation de l’album avec une injonction sombre.
Arrive ensuite Neon Requiem dont la rythmique du refrain invite irrémédiablement à bouger, à la sauce d’un Disco Zombie Italia présent sur TRILOGY. Le saxophone en amont de l’ultime drop ajoute un aspect vintage qu’on ne peut qu’apprécier. Un de mes titres préférés assurément.
On repart dans le dark avec Iron Sanctuary ce qui va venir contraster avec le précédent morceau. Les chœurs sont bienvenus pour ajouter une touche d’émotion.
On continue avec The Misfits / The Rebels où Carpenter fait la part belle aux percussions avec un tempo et une instrumentalisation qui m’aura fait penser à du Prodigy.
L’interlude de Speed or Perish permet de reprendre un peu son souffle avant une reprise lourde et rapide. Le clip a lui tout seul vaut le coup!
L’album se termine avec The End Complete dont le titre est pour le moins évocateur.
C’est la douceur sur ce morceau qui nous attend en introduction, comme un apaisement après la tempête. Mais avec Brut ça ne dure jamais bien longtemps! La musique monte en intensité émotionnelle tout du long jusqu’à l’apothéose avec les chœurs.
Vous l’aurez compris, en chroniqueuse conquise, j’espère avoir pu vous donner l’envie d’aller découvrir cet album et globalement cet artiste. Allez seul point négatif si l’on doit en trouver un, c’est qu’il manque à mon sens une collaboration avec un vocaliste, comme ce put être le cas avec des artistes comme Kristoffer Rygg.