Groupe de deathcore / hardcore burné génial, Bodysnatcher c’est la digne et grandiose tradition du death floridien. Ok c’est hyper moderne, ça breake vénère, les ralentissements / alourdissements de tempo sont d’une brutalité démente. Bien sûr, il y a ces dynamiques hardcore typiques, celles qui vous ont mécaniquement bougé, qui remuent les déglingués des pits. Bodysnatcher c’est bien simple c’est parmi les meilleurs groupes live dans le style core. Il n’y a pas besoin d’en faire des caisses, il faut y aller et profiter du spectacle. Ou y participer en fonction des natures de chacun.
Quatrième album depuis 2017 (pour un groupe fondé en 2014), autant de déflagrations avec une production très solide, des guitares écrasantes qui font mouche (Kyle Carter), un chant (Kyle Medina) hyper solide, juste parfait pour le style, une basse qui apporte ce groove irrésistible (Kyle Whited). Ça fait beaucoup de Kyle et le batteur Chris Whited doit peut-être s’y perdre un peu mais le tempo, il le maintient sans problème et assure à toute cette dévastation une sacrée assise. L’excellent Scott Vogel deTerror (dont le prochain album sortira la semaine suivante de ce Hell Is Here, Hell Is Home (titre parfaitement adapté à notre époque !!) vient poser un petit featuring. Entre poètes du hardcore, le feeling est impeccable. Les petites ambiances démoniaques à laSlayer / Get The Shot sont délicieuses et apportent une petite variation bienvenue.
L’artwork reste trop imprécis à mon goût et ce sera ma seule réserve. Pour le reste, c’est une boucherie, c’est dynamique et la grosse demi-heure fait un bien fou en mode défouloir cathartique. Désormais on attend les nouvelles venues sur les planches pour se reprendre une raclée comme on les aime. Bodysnatcher, un nom à cocher en priorité pour les fans de hardcore.