En tant que grand admirateur de Thundermother, il était tout naturel de….Non je recommence. En tant que grand admirateur de Guernica Mancini, vilainement évincée de Thundermother (voilà, là c’est plus juste) dont elle est partie avec ses comparses Emlee Johannsson dont j’adore le jeu de batterie et Mona Lindgren à la guitare et basse, je me suis fait un régal de chroniquer Phoenix, le premier album de The Gems, le groupe fondé par cette dernière sur les cendres de l’ancien line up de Thundermother. Un premier album très prometteur qui laissait l’auditeur en haleine. Deux petites années plus tard et nous retrouvons le trio en grande forme pour nous présenter leur second effort, Year Of The Snake, dont l’artwork montre une sobriété sublime presque en monochrome (bon ouais ok y’a trois couleurs), mais faut reconnaitre que c’est bien chiadé.
C’est par le single Hot Bait que le groupe nous attrape. Une sorte de hard rock bluesy aux inspirations ZZ Top du meilleur effet. Guernica nous montre, en moins de trois minutes, toute l’étendue de son talent. Ça groove, ça blues et ça rock pour un single qui donne envie de se plonger dans cet album.
Mais au-delà d’un simple single, c’est surtout un album rempli de titres tous plus réussis les uns que les autres. The Gems va nous offrir leur hard rock mélodique comme elles savent le faire sur Year Of The Snake, Live And Let Go ou encore Diamond In The Rough marqué par une grosse partie vocale de Guernica qui montre les crocs du hard rock à la sauce féminine. Ça fait dodeliner les caboches, et c’est tout ce qu’on aime chez ce trio. Ça balance du tonnerre avec une alchimie guitare – batterie bien puissante avec toujours des soupçons de blues. The Gems nous gratifie aussi d’une palette de plus en plus étendue et les filles osent s’aventurer vers des contrées nouvelles ou des featuring comme sur Gravity. C’est accompagné de Tommy Johansson de Majestica que The Gems se présente ici. Plus mélodique avec ce côté presque hard FM sur les couplets chantés par Guernica, on ressent la patte de Tommy sur ce titre qui fait plus qu’un simple featuring. La mayonnaise prend de suite, et même si le rendu est assez loin de ce que l’on pourrait imaginer pour The Gems, il faut reconnaitre que ça assure un max.
J’en terminerai ce scan de cet album par deux titres qu’il ne faut louper sous aucun prétexte, non aucun ! Tout d’abord Go Along To Get Along, un hard rock efficace avec un refrain entêtant et bien trouvé, énergique, en un mot : génial car avec ce refrain The Gems nous offre ici l’un des meilleurs morceaux de cet album. Mais c’est surtout Buckle Up, titre mélodique et entêtant une fois de plus. Guernica Mancini casse la baraque avec une présence impressionnante. Et pourtant les batteries de batterie d’Emlee lui rendent bien la pareille avec un jeu à tomber et puissant. Indéniablement le meilleur morceau de cet album, et surtout un truc à bien se caler dans les esgourdes.
Le second album, qui est souvent un tournant pour un groupe, sera une pleine réussite pour The Gems. Les filles réalisent une galette pleine et truffée d’excellents morceaux, tout passe sans encombre. Il est clair que Guernica Mancini, maintenant émancipée, a trouvé la bonne trajectoire avec ses comparses puisque cet album est juste une véritable tuerie !
Tracklist de Year Of The Snake: 01. Walls 02. Year Of The Snake 03. Gravity (feat. Tommy Johansson) 04. Diamond In The Rough 05. Live And Let Go 06. Clout Chaser 07. Hot Bait 08. Forgive And Forget 09. Go Along To Get Along 10. Math Ain’t Mathing 11. Firebird 12. Stars 13. Bucke Up 14. Happy Water