Artiste/Groupe:

NIHIL

CD:

Syzygy - Perihelion

Date de sortie:

Avril 2026

Label:

Klonosphère

Style:

Dark Post Metal

Chroniqueur:

philippec

Note:

18/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

Après Aphelion une première partie sous forme de Best of de luxe annonçant le grand retour du groupe en septembre 2025, puis le single Floating Eternally Across Realms (F.E.A.R.) sorti en février 2026, qui sert de lien temporel entre le passé et le présent du groupe, voici Perihelion. En réunissant ces deux astres, NIHIL propose un double album intitulé Syzygy, à la fois surprenant et intemporel, qui prend aujourd’hui tout son sens en combinant le passé (Aphelion) et le présent (Perihelion), le temps et l’espace, afin de mieux symboliser l’alignement des planètes autour du groupe.

Première observation : NIHIL n’a rien perdu de la puissance sombre et tourmentée qui avait façonné son identité. Elle resurgit dès Questions Unanswered, titre d’ouverture conçu comme une bande originale de film. L’ambiance oppressante y monte progressivement, jusqu’à une explosion finale libératrice. Après cette entrée en matière, vient Meteaura, pièce en deux actes annoncée par le groupe comme une coulée de lave qui brûle tout sur son passage. Sa première partie, How It Ends, est un prologue rageur et intense qui nous mène droit vers la fin du monde. Une fois l’apocalypse consommée, How It Starts Again prend le relais : sons oppressants, sensation de néant, puis des voix qui laissent entrevoir l’espoir d’un renouveau. Un épilogue qui referme ce diptyque avec une force symbolique rare.

L’après-Meteaura s’ouvre avec Memories of the Future, titre qui nous replonge dans l’univers sombre et mélodique ayant fait la réputation du groupe. Le refrain, porté par la voix d’Yves Davo, résonne comme un hymne, intense et déchirant. Avec son approche plus directe et ses accents grunge, Deep the Ocean est un brûlot taillé pour nous faire bouger et headbanguer. Puis vient Glittering Stars, ballade électro qui ouvre une parenthèse onirique et cosmique, presque transcendante. Le voyage se poursuit avec Ad Astra, complainte sublimée par le chant pur d’Yves. Sa voix cristalline nous transperce, laissant derrière elle une boule d’émotion et de tristesse.

En fin de parcours, Perihelion se clôt avec Be Quiet Please, déjà présent sur Figures & Creatures. Le morceau est ici revisité : plus court, débarrassé de son violon introductif, remplacé par une rythmique électro. La production impeccable magnifie les passages atmosphériques comme les moments plus intenses. On ressent la ferveur musicale que chaque membre de NIHIL cherche à transmettre. Dans cette relecture, passé, présent et avenir se rejoignent. 

Merci à Yves DavoPierre TabelYoann RoyNicolas Monge et Romain Vicente pour leur talent et pour avoir enregistré ce chef-d’œuvre ! Avec Aphelion, NIHIL revenait à notre mémoire. Avec Perihelion, il renaît. Cette renaissance ne se limite pas à prolonger l’histoire du groupe : elle lui donne un nouveau sens, une nouvelle direction, presque une nouvelle identité. Syzygy représente non seulement l’alignement de deux œuvres, mais aussi celui d’une vision artistique retrouvée, assumée et transcendée. NIHIL démontre une fois de plus qu’il reste un groupe unique, singulier, capable de transformer son propre mythe en un mouvement perpétuel. 

 

Tracklist Perihelion :
01. Questions Unanswered 
02 . Meteaura (How it ends)
03. Meteaura (How it starts again) 
04. Memories of the Future 
05. Deep the Ocean
06. Glittering Stars 
07. Ad Astra
08. Be Quiet Please 
09. Answers Unquestioned
 

Venez donc discuter de cette chronique sur notre forum !