LUFEH "Overwhelmed",
AKIAVEL "ScelestVs",
DEVIN TOWNSEND "The Moth",
CONVERGE "Hum Of Heart",
ARCHSPIRE "Too Fast To Die",
LEVELS "This Will Make You Feel Again",
UADA "Interwoven"
C’est en fouillant dans les bacs d’un revendeur d’occasion de galettes que ce disque apparaît.
Groupe de hard rock britannique, Uriah Heep sort son cinquième album The Magician’s Birthday en 1972. Ils n’en sont donc pas à leur coup d’essai, d’ailleurs leur nom de scène ayant changé depuis l’émergence du groupe en 1967. D’abord nommé TheStalkers puis Spice, Uriah Heep conserve définitivement leur nom en 1969 pour autant ils n’ont jamais vraiment décollé si on en comprend le manque de popularité. Effacé par les Pink Floyd et autres Supertramp de l’époque qui avaient plafonné dans le genre sans doute... quand on sait que Chris Slade (batteur d’ACDC) a été leur batteur sur l’album Conquest de 1980.
Aux commandes, on retrouve Mick Box aux guitares et chœurs, Gary Thain à la basse, Ken Hensley aux claviers, Moog synthétiseur, guitares, chant sur Magician’s Birthday et chœurs. Le line-up est complété par David Byron au chant et chœurs et Lee Kerslake à la batterie, percussion et chœurs.
Avec des moments plus progressifs que sur les précédents opus, l’album The Magician’s Birthday est une vraie réussite.
Sunrise, premier morceau qui lance l’album est assurément mon moment préféré, notamment parce qu’il m’apparaît précurseur dans le style, avant gardiste des années 80.
On est cueilli par un ensemble très blues avec les gammes pentatoniques pour la chanson Spider Woman. Le titre est assez court et entrainant.
Blind Eye avec ses riffs de guitare est plus de la mouvance hard rock 70’S, ce qui se confirme avec la présence des chœurs.
Echoes Of The Dark quand a lui est très progressif dans la composition. La partie instrumentale et les chœurs me feront directement penser aux Pink Floyd.
Avec sa mélodie au piano pour lancer le morceau, Rain constitue vraisemblablement la balade de l’opus, tandis que le titre suivant, Sweet Lorraine, fait la part belle aux synthétiseurs. On retrouve un aspect assez funk avec la pédale wah-wah et les breaks de batterie. Le rythme est assez dansant, entrainant.
Pour la chanson Tales, le rythme est lancé par la guitare classique avant d’être rejointe progressivement par la batterie, la basse et le reste de l’instrumentation. La partie instrumentale est lente, assez mélancolique.
The Magician’s Birthday, titre éponyme de l’album vient clôturer les 37min10 de sons. Morceau qui met en lumière le hard rock dans ce qu’il a de meilleur. Surprise pour la fin, la présence d’un kazoo. Et les curiosités montent en échelons au fur et à mesure.
Il s’agit du morceau le plus progressif de l’album, avec plus de dix minutes. Vous conviendrez à l’écoute qu’ils auront eu de quoi s’amuser, au-delà d’une simple démonstration de leurs talents.
Si vous êtes passés à côté à l’époque, ou comme moi vous n’étiez juste pas encore né, il n’est jamais trop tard pour vous rattraper !