LUFEH "Overwhelmed",
AKIAVEL "ScelestVs",
DEVIN TOWNSEND "The Moth",
CONVERGE "Hum Of Heart",
ARCHSPIRE "Too Fast To Die",
LEVELS "This Will Make You Feel Again",
UADA "Interwoven"
HCNO, tout comme l’acide fulminique qu’il représente en chimie, est un vrai concentré explosif. Après la détonation provoquée par le départ de Jennifer Gervais, il a fallu que les français de Dust In Mind puissent se reconstruire. Chose faite et bien faite avec ce nouvel album, qui aura su trouver le bon cocktail. On retrouve alors pour le line up Damien Dausch au chant, à la guitare et à la production, Xavier Guiot à la basse Thomas Marasi à la batterie et enfin le dernier arrivé Jack Ruetsch à la guitare. Concernant l’artwork de la pochette, j’ai tout de suite pensé à la direction artistique des Bad Omens avec l’image d’une personne drapée. Néanmoins, ici, la maquette semble afficher quelque chose représentant également la légèreté, la fluidité.
L’album débute par le morceau My Way qui peut nous faire penser à du Slipknot ou du Korn dans les refrains, tant dans la rythmique qu’à travers les vocalisations. Le tempo est carrément entrainant, on tape du pied par réflexe. La fin sonne comme une transition avec le titre suivant M.V.M.T.M.N, morceau single par définition, plutôt accessible. Il saura toucher le plus grand nombre avec notamment les vocalisations plutôt claires.
A noter que la batterie donne un ton foncièrement dynamique et qu’un break annonce un scream bien attendu pour un morceau de metalcore.
Sur le titre Downfall, la partie instrumentale s’efface pour laisser tout l’espace à l’évolution de la tessiture vocale du chanteur Damien Daush et aux chœurs l’accompagnant sur les refrains. Sur ce morceau, la ligne de batterie me rappellera celle de Nick Folio (Bad Omens).
L’opus continue avec A Faded Star et ses beaux screams. Le synthétiseur usité sur cette mélodie me fera quant à elle penser à Dragula de Rob Zombie. On imagine bien un petit circle pit sur ce titre en version live. Un puissant morceau avec l’énergie d’unInFlames.
Si vous n’avez pas encore jeté un œil au regard cinématographique proposé par le groupe, je vous convie solennellement au visionnage du clip Unbreakable. En bonus? Un petit wall of death des familles qui permettra d’unir le public lors des performances scéniques.
Avec T.I.M.E si les fans de voix claires dans le metalcore n’étaient pas encore convaincus, avec ce titre les Strasbourgeois n’ont pas encore dit leur dernier mot car il s’agit d’un morceau qui assurément vous donnera envie de pousser la chansonnette.
Le titre éponyme HCNO poursuivra cette belle lancée où on appréciera la puissance de la batterie et les gros riffs de grattes. Le choix de ce morceau comme porte drapeau de l’album m’aura toutefois surpris car il m’apparait comme le moins singulier de tout l’opus.
Who We R prend la relève avec des chœurs qui apportent une légèreté venant contrebalancer avec l’instrumentalisation toujours aussi représentative du metalcore, puissante, industrielle.
Hollow Figure vient finaliser l’album avec un son qui fera headbanger les plus récalcitrants. Une voix féminine fait immersion au cours du titre, comme un chuchotement annonçant la fin encore plus brutale.
Vous l’aurez compris au fil de la lecture de cette chronique, cet album très bon en studio saura à merveille s’adapter à une représentation sur les planches. La qualité de leur esthétisme visuel complète à merveille leur direction artistique leur permettant de rivaliser avec les pionniers américains du genre.
Un opus pour les afficionados des Korn, Slipknot et autres têtes d’affiche du metal moderne et metal indus.