LUFEH "Overwhelmed",
AKIAVEL "ScelestVs",
DEVIN TOWNSEND "The Moth",
CONVERGE "Hum Of Heart",
ARCHSPIRE "Too Fast To Die",
LEVELS "This Will Make You Feel Again",
UADA "Interwoven"
Report un peu tardif certes mais néanmoins intéressant selon moi avec cette soirée autour de Motionless In White, groupe typiquement américain s’il en est et sincèrement un des plus intéressants de la scène actuelle. C’est la très sympathique Chloé qui m’a fait suivre ce compte rendu et j’ai grand plaisir à le proposer en son nom pour faire partager son enthousiasme. Je la remercie et cela me rappelle que des générations plus jeunes ont une approche différente que la nôtre, ainsi va la Vie et c’est très bien ainsi.
La tournée réunissant Motionless In White, Dayseeker et Make Them Suffer proposait une affiche cohérente autour du métal moderne. Chaque groupe représente une facette différente du genre, créant une progression naturelle au fil de la soirée.
Make Them Suffer : l’ouverture brutale et atmosphérique
Style de métal : Make Them Suffer évolue dans un deathcore mélodique très sombre, mêlant moments lourds, passages symphoniques et contrastes vocaux marqués. Les hurlements du chanteur sont équilibrés par le chant clair de la chanteuse, qui apporte une dimension supplémentaire au son du groupe. Leur musique mêle puissance et atmosphère, avec une présence marquée du piano qui renforce à la fois la lourdeur et l’intensité de l’ensemble
Création : Le groupe est formé en 2008 à Perth, en Australie, par Sean Harmanis. Ils émergent rapidement sur la scène deathcore grâce à une approche plus atmosphérique que la moyenne du genre.
Histoire du groupe : À leurs débuts, Make Them Suffer propose un deathcore très brutal, proche des standards de l’époque. Dès leurs premières sorties, ils intègrent cependant des éléments mélodiques et orchestraux. Cette évolution s’accentue au fil des albums, leur permettant de se démarquer d’une scène souvent homogène. Malgré plusieurs changements de line-up, le groupe conserve son identité basée sur l’équilibre entre agressivité et ambiance.
Actualité : Aujourd’hui, Make Them Suffer s’inscrit dans une nouvelle génération de groupes deathcore plus mélodiques et accessibles, tout en conservant leur intensité. Leur présence en première partie sur cette tournée montre qu’ils sont désormais reconnus comme une formation solide capable d’ouvrir pour des têtes d’affiche importantes.
Avis sur leur prestation : Le groupe ouvre la soirée avec une énergie immédiate. Les cris sont percutants, tandis que les passages chantés apportent de la profondeur et de la nuance. Ils parviennent rapidement à capter l’attention du public, ce qui n’est pas toujours évident pour une première partie. Leur musique reste accessible, même pour les auditeurs moins habitués aux cris. Leur set donne clairement le ton de la soirée.
Dayseeker : la parenthèse émotionnelle
Style de métal : Dayseeker évolue entre metalcore mélodique et post-hardcore, avec une forte présence de chant clair et des ambiances plus légères. Leur musique privilégie l’émotion et la mélodie tout en conservant des passages lourds.
Création : Le groupe est formé en 2012 à Orange County, Californie, autour du chanteur Rory Rodriguez.
Histoire du groupe : À l’origine, Dayseeker propose un metalcore assez classique. Progressivement, le groupe développe un son plus introspectif et mélodique. Les compositions deviennent plus aériennes, avec des influences venant de la pop alternative et de l’ambient. Les thèmes abordés sont très personnels, souvent liés aux expériences de vie du chanteur, ce qui renforce l’intensité émotionnelle.
Actualité : Dayseeker continue d’explorer ce mélange entre lourdeur et mélodie. Leur popularité grandit grâce à un public attiré par cette approche plus sensible du metalcore. Cette tournée leur permet de toucher à la fois les fans de musique lourde et ceux plus sensibles aux atmosphères.
Avis sur leur prestation : Après l’ouverture brutale de Make Them Suffer, Dayseeker apporte une respiration bienvenue. L’ambiance devient plus introspective, avec une vraie connexion entre le chanteur et le public. Les passages mélodiques sont particulièrement marquants, et l’émotion contraste efficacement avec la violence du groupe précédent.
Motionless In White : le final spectaculaire
Style de métal : Motionless In White propose un metalcore aux influences gothiques. Leur musique mélange des moments lourds, éléments électroniques et refrains très accrocheurs. L’aspect visuel est aussi essentiel que le son.
Création : Le groupe est fondé en 2005 en Pennsylvanie par Chris Motionless.
Histoire du groupe : Motionless In White débute dans la scène metalcore/emo avant de développer une identité plus sombre. Inspiré par le gothique, l’horreur et le metal industriel, le groupe construit progressivement un univers visuel fort. Leur évolution musicale les conduit vers un son plus accessible, leur permettant de devenir une tête d’affiche internationale.
Actualité : Aujourd’hui, Motionless In White est un groupe confirmé de la scène metalcore moderne. Cette tournée européenne montre leur statut de headliner capable de réunir différents publics.
Avis sur leur prestation : Le groupe Motionless In White livre une performance particulièrement solide du début à la fin. Les sonorités sont puissantes, l’énergie reste constante et la présence scénique impressionne immédiatement. Le public répond sans hésitation, confirmant leur statut de tête d’affiche. Le show se distingue autant par son impact musical que par un travail visuel très soigné, avec une véritable mise en scène pensée pour accompagner chaque morceau.
Le groupe interprète des titres issus de différents albums, mettant en avant l’évolution de leur univers musical. Cette diversité peut surprendre, notamment pour quelqu’un davantage habitué à un registre plus rock que métal. Comparé aux deux autres groupes de la soirée, Motionless In White se révèle moins accessible au premier abord. Leur univers est plus complexe, mêlant esthétique gothique et ambiances très marquées, ce qui peut rapidement submerger lors d’une première découverte.
Cependant, pour les fans inconditionnels, la prestation s’avère particulièrement impressionnante. Les visuels en grand format, les costumes et la mise en scène contribuent à créer une immersion totale. Chaque élément renforce l’intensité du moment et permet au public de vivre pleinement l’expérience proposée par le groupe. L’ensemble donne l’impression d’un spectacle complet, où musique et esthétique se rejoignent pour offrir un final marquant.
L’alchimie entre les trois groupes
Cette tournée fonctionne particulièrement bien grâce à la complémentarité des styles proposés par Make Them Suffer, Dayseeker et Motionless In White. Chacun occupe une place précise dans la construction de la soirée, créant une progression naturelle et cohérente.
Make Them Suffer apporte d’abord la brutalité et l’intensité initiale. Leur set, très énergique, plonge immédiatement le public dans une ambiance lourde et puissante. Les moments chargés et les passages atmosphériques posent les bases d’une soirée tournée vers le metal moderne. Cette ouverture permet de capter l’attention dès les premiers morceaux et de créer une dynamique forte.
Dayseeker prend ensuite le relais en installant une dimension plus émotionnelle et atmosphérique. Leur prestation agit comme une transition entre la violence du début et le final plus spectaculaire. Les mélodies, les passages chantés et l’intensité émotionnelle apportent une respiration tout en maintenant l’engagement du public. Cette variation d’ambiance évite toute monotonie et enrichit l’expérience globale.
Enfin, Motionless In White conclut avec un spectacle massif et fédérateur. Leur performance rassemble tous les éléments introduits auparavant : puissance, mélodie et dimension visuelle. Ils livrent un final impressionnant qui donne l’impression d’un véritable aboutissement.
L’ordre de passage crée ainsi une montée progressive : la violence brute, puis l’émotion, puis le grand final spectaculaire. On ressent une réelle cohérence dans le choix des groupes, tous appartenant à la scène metalcore moderne mais avec des identités bien distinctes. Cette diversité permet à chacun d’apporter sa propre couleur tout en restant dans une même logique artistique.
L’alchimie se ressent également dans les interactions entre les groupes. Les chanteurs de Dayseeker et de Make Them Suffer sont venus rejoindre Motionless In White sur scène pour interpréter certains morceaux, renforçant l’esprit collectif de la tournée. Ces collaborations donnent une impression de proximité entre les artistes et montrent qu’il ne s’agit pas simplement d’une succession de concerts, mais bien d’un projet commun.
Chaque groupe prépare ainsi le terrain pour le suivant, ce qui maintient l’attention du public tout au long de la soirée. L’ambiance reste constante, sans temps mort, et l’enchaînement paraît naturel.
Mon ressenti global : une tournée très équilibrée, où les trois groupes se complètent parfaitement. Une soirée intense, variée et représentative de l’évolution actuelle du metal moderne, avec une vraie cohésion entre les artistes et une expérience immersive pour le public.