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le 22 juin 2026.

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Artiste/Groupe:

Lex Legion

CD:

Lex Legion

Date de sortie:

Juin 2026

Label:

MNRK Music Group

Style:

Heavy Metal

Chroniqueur:

Blaster of Muppets

Note:

15.5/20

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ALERTE SUPERGROUPE ! Ou plutôt "réunion de super musiciens ayant déjà collaboré ensemble il y a fort longtemps". Car oui, Lex Legion, c’est une histoire de retrouvailles. Celles d’Andy LaRocque (excellent guitariste au service de King Diamond depuis plus de quarante ans... il est aussi producteur, a joué sur le très bon Individual Thought Patterns album de Death...) avec Pete Blakk (guitare), Hal Patino (basse) et Mikkey Dee (batterie). Ces quatre lascars ont formé le lineup légendaire de King Diamond sur les albums Them (1988) et Conspiracy (1989). Trois d’entre eux allaient se retrouver sur The Eye (1990) mais Mikkey avait déjà tiré sa révérence. Le but avoué de cette entreprise : se faire plaisir et jouer du heavy à l’ancienne. LaRocque & co. ont plongé dans l’écriture de cet album en voulant retrouver la façon dont ils composaient à l’époque où ils travaillaient ensemble. Pour compléter la formation, il leur fallait un chanteur puissant et apte à monter dans les aigus... le choix s’est porté sur le très capable Nils K. Rue de Pagan’s Mind

Et dès que le disque démarre, on constate une efficacité et un savoir-faire indéniables. Sleep Eternally met en avant de belles guitares bien heavy (avec des sonorités et mélodies très Diamonesques... ce petit break à trente secondes avec ce changement de rythme et cette guitare au son clair en fond, c’est typique de ce que le groupe proposait il y a trente-sept ou trente-huit ans), une section rythmique hyper solide et un vocaliste qui s’annonce à grands renforts de cris aigus impressionnants. Une atmosphère fantastique est tout de suite installée, le groupe s’amuse à placer plein de petits breaks cool histoire de ne pas rendre la compo trop linéaire mais ne s’égare pas et reste assez concis (la chanson dure un peu moins de quatre minutes). Mission accomplie, on se situe bien vers la fin des 80s... même le fondu (trop rapide, pas super bien géré) nous ramène à cette époque.

Comme vous l’avez compris, les rapprochements avec King Diamond sont inévitables mais Lex Legion ne fait pas dans le copier/coller non plus. Le style musical, les ambiances, certains riffs, quelques sonorités, la façon dont les breaks ou solos sonnent ou sont amenés... tout cela peut régulièrement rappeler de bons souvenirs aux nostalgiques de l’âge d’or de King Diamond (tant mieux vu que le groupe n’a pas l’air pressé de donner un successeur à Give Me Your Soul... Please sorti il y a dix-neuf ans déjà) mais, cette formation a un peu plus d’ambition que cela. Son but n’est pas d’être le King à la place du King, elle sait prendre ses distances. Son approche diffère par plusieurs aspects. Les morceaux sont globalement plus directs, très courts (quand ils dépassent les quatre minutes, ce n’est que de quelques secondes) et le style est bien moins théâtral (avec un chant plus sobre et moins constamment haut perché). Il y a cependant quelques petits "glissements" qui auraient pu être évités, comme les premières vocalises de Gypsy Tears sur le riff d’intro, avant le couplet... Pourquoi avoir choisi de sonner comme Kim Bendix Petersen à ce moment là ? Ca ne s’imposait pas, à mon sens... mais le titre reste très bon (c’est juste que sur ce bref passage, le groupe tend un peu le bâton pour se faire battre). Nils K. Rue fera une proposition similaire plus tard, sur Saviours, avec des "ha hahaha" sur le riff principal... Là aussi, pas utile, trop semblable au groupe que Lex Legion tente de ne pas trop singer. On les pardonne aisément, ces moments ne sont pas... légion (rooohhh, quelle plume !). 

Neuf pistes, trente-quatre minutes et des poussières, pas le temps de s’ennuyer. Les tempos varient bien d’un titre à l’autre, on retrouve un duo de guitaristes assez classe (même si pas toujours aussi virtuose ou démonstratif qu’à l’époque) et un batteur qui, après la disparition de Motörhead, retrouve un jeu puissant et énergique (je n’ai pas oublié qu’il était chez Scorpions mais reconnaissons qu’il n’est aussi dynamique ou technique chez les Allemands). Ecoutez les petites parties de double grosse caisse sur le pré-refrain de When The Stars Align, les "fills" de Lost Inside ou le tempo enlevé sur Darkness... Dee est en forme et ça fait plaisir ! Les ambiances sont bien sympa, le chant est de qualité, les mélodies plutôt accrocheuses (mention spéciale à l’excellent refrain de Darkness qui est bien construit en plus) et après nous avoir balancé huit pistes remuantes, de qualité et assez homogènes stylistiquement parlant, le quintet conclue avec Far Away, une compo instrumentale assez douce, mélancolique et un brin onirique où les guitares acoustiques et électriques mènent la danse (elle rappelle un peu le style d’Insanity sur The Eye). 

Ce premier album est solide, bien composé, interprété et produit. La réunion de ces vieux complices fera plaisir à tous ceux qui ont apprécié leur travail au sein de King Diamond. Je reste avec l’impression que Lex Legion est sans doute capable de nous offrir quelque chose d’encore plus mémorable mais je ne vais pas cracher dans la soupe, c’est déjà très bon. Ma joie est décuplée du fait qu’il parait qu’un deuxième album est déjà envisagé et que des concerts sont prévus. Voir ce lineup s’exécuter sur scène, ce serait le rêve... Vivement !

Tracklist de Lex Legion :

01. Sleep Eternally

02. Gypsy Tears
03. When The Stars Align
04. (I Am) The Resurrected
05. Lost Inside
06. Darkness
07. Saviours
08. Life Eternal
09. Far Away

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