Nos lecteurs assidus connaissent forcément Highway, Didier ayant fait quelques chroniques et interviews qui transpirent son intérêt pour ce groupe montpelliérain. Pour moi c’est une totale découverte (et bien oui ! Parfois je sèche les cours et faut que je rattrape après ! Je sais, je sais : bien fait pour ta gueule !), mais gageons que, bien qu’assidus sur ce groupe, on avait loupé The Journey, leur précédent album. Donc Highway c’est simple : un combo français qui nous fait du hard rock à l’américaine, simple la recette non ? Petit changement de line up puisque Cerise Pouillard vient de rejoindre le groupe à la basse, pour le reste on garde les mêmes et on continue, les frangins Chambert en tête.
Si comme moi Highway est une découverte, je vous assure que vous allez prendre une de ces torgnoles les amis, mais un truc pas piqué des hannetons, c’est moi qui vous le dis (et je sais de quoi je parle, ça m’a fait le même effet avec Last Call For Rock n’ Roll). C’est déjà le sixième effort du groupe si on compte leur premier EP, c’est dire si le combo maitrise son sujet. D’ailleurs pas besoin de batifoler pendant des plombes, dès le premier morceau au titre éponyme, on plonge dans un hard rock classique au possible, mais celui dans lequel on aime se réfugier telle une madeleine de Proust. C’est pêchu sans trop l’être, assez peu original il faut le reconnaitre, mais tellement efficace que dès ce premier titre on a déjà envie de dire merci au groupe. Si on continue dans le même registre plaisir avec Hi-Way, sur Bang Bang ! on commence à ressentir quelques bribes bluesy pour un titre là-aussi tout aussi excellent. Le refrain est entrainant et les lignes de basse et batterie sont au top.
Cette approche presque blues est encore plus prégnante sur Nineties Action Movie, avec cette couleur hard rock à l’ancienne qui au final…est encore une réussite. Avec Peace Out on commence avec un riff d’intro qui bastonne. La suite ? Un hard mélodique d’une efficacité redoutable pour un morceau qui tutoie les sommets, et qui s’apparente comme l’un des meilleurs titres de cet album (c’est un avis purement personnel, mais j’assume).
Ce qui fait aussi le sel de cet album ce sont les prises de risques de Highway sur cet album (modérées je l’entends) puisque arrive Mayday, une ballade guitare en arpège / voix du meilleur effet. Même dans ce registre ils font un tabac à nous faire tirer des larmes.
Et ensuite c’est au tour de Go ! Go ! Go ! qui m’a surpris puisqu’il s’agit d’un titre live. Alors vrai live ou effet sur un morceau studio, ça l’histoire ne le dit pas si ce n’est que d’avoir au milieu de la galette un live tout seul est étonnant. Et pourtant comme Go ! Go ! Go ! est un titre taillé pour les stades avec son refrain imparable, le groupe montre que c’est bien là qu’il doit être, et donc, bingo ! C’est une belle pirouette et c’est bien vu.
La dernière partie de l’album c’est l’autoroute du gros son (ouais je sais elle est nulle celle-là, mais j’avais tellement envie de la faire). Entre un Let Me et ses guitares puissantes qui n’est pas sans nous renvoyer à Metallica période Ride The Lightning, DK/DC bien hardeux lui aussi, ou encore Rat Race et son hard rock mélodique toujours aussi entrainant, ça part en apothéose jusqu’au final (Don’t) Look Back ou Highway nous entraine dans un univers truffé de chevaux, de chapeaux de cowboys avec une énergie débordante. Le titre qu’il fallait pour parachever leur œuvre, avec une mention spéciale à la ligne de Cerise et aux guitares de Ben Chambert et Florian Arnaud.
Ce sixième album des sudistes de la France est une véritable pépite à découvrir de toute urgence. Tout est maitrisé et entrainant, pas un titre n’est en dedans, un véritable bijou. Alors oui le coup de cœur s’impose de lui-même vu la qualité de cette galette qu’il faut absolument écouter.
Tracklist de Last Call For Rock N’ Roll : 01. Last Call (For Rock N’ Roll) 02. Hi-Way 03. Bang Bang ! 04. Nineties Action Movie 05. Peace Out 06. Mayday 07. Go! Go! Go! 08. Let Me 09. DK / DC 10. Rat Race 11. Action 12. (Don’t) Look Back