Amis trasheux un focus sur Persecutor, groupe qui retient une approche moderne et qui mérite qu’on s’y intéresse. Persecutor nous vient du Danemark pays parent pauvre de nos scènes Metal quand Suède et Norvège déversent talent sur talent. Fondé en 2013, d’abord nommé 13 Bloodlines puis Desecrator, les vikings venus du pays d’Hamlet ont connu leur lot de grosses galères. Constitué de Christian Andrés Almanza (basse / chant), Benjamin Stage et Stefan Sørensen aux guitares et de Christopher Hejgaard à la batterie, Persecutor a sorti son troisième disque fin mars 2026.
Persecutor est solide sur les fondamentaux avec une grosse base Old School bien ancrée. Mais la formule est élargie avec quelques moments Death mélo qui ont pu me rappeler les premiers albums de Guardenian (Acta Est Fabula). Plus subtil, on va trouver une vraie modernité et certains ont d’ailleurs pu qualifier le groupe de metalcore. Je trouve cette comparaison un peu excessive et l’interprète plus comme une touche de modernité (To Hold Hands With Death). Le fond reste du Thrash de bonne facture, rapide avec quelques bons moments brise-nuque, avec du riff accrocheur et un chant qui va parfaitement à la musique. Pas révolutionnaire, ni album de l’année ou futur incontournable, mais pour des fans de thrash qui veulent se faire plaisir, c’est parfait. Persecutor déroule un thrash impeccable. Dans un genre clairement daté, voir de nouvelles formations porter l’étendard fait plaisir même si sur le fond, les grandes années semblent derrière. Il s’agit là d’un avis personnel bien sûr mais si certains mastodontes du genre maintiennent un niveau de qualité élevé, ravissent leurs fans, la relève tarde à prendre le relais et venir mettre la pression aux géants des années 80.
Bonne nouvelle, Persecutor devrait venir briser quelques nuques cet été. Avis aux amateurs.