Les actualités de John Corabi sont fournies en ce moment. Pensez, entre la sortie du Live des Dead Daisies puis la sortie dans la foulée de son album solo, le sieur ne va plus savoir où donner de la tête. D’autant plus que New Day est le tout premier album solo de Corabi, je ne compte pas les reprises et les EP, qui avait plus l’habitude des sorties avec les Dead Daisies ou Motley Crue quand ce dernier officiait comme chanteur du groupe.
Avec ce premier album, c’est une plongée dans un univers truffé de riffs de guitares bien chiadés, de blues crasseux et huileux, de relents US puisque cet album a été enregistré à Nashville, ville pionnière du blues, rock et country. Donc pour tous ceux que ces références parlent (votre serviteur en tête), il faut sauter sur l’occasion de faire une sacrée découverte avec cette galette. Dès le titre éponyme on se retrouve plongé dans un blues rock typé hard, ou un hard un peu light typé blues…Enfin vous pigez le truc quoi ! Bon ok si ce premier morceau penche un peu plus vers le côté rock, avec un refrain entrainant et une mélodie bien trouvée, John Corabi montre rapidement qui est le patron.
La suite va pencher bien plus sur le son bluesy, de That Memory à Laurel et son côté larmoyant typique de blues rock ou encore Good To Be Back Here Again un peu dans le même ton. Bon ok, tout n’est pas identique et le chanteur sait aussi nous surprendre, ne serait-ce qu’avec 1969, l’un des singles de cet album. Si certains ont dit que 1969 c’est « l’année érotique », ce titre est surtout l’un des meilleurs de cet opus, une dinguerie tout simplement pour les fans de guitare, de blues, de hard à l’ancienne, de bonne zique en somme. Pas besoin (ni envie) de développer plus, je ne peux qu’inciter tous les lecteurs à se plonger dedans tant c’est excellent. Allez, c’est parti :
On va retrouver une autre surprise un peu plus loin sur Cosi Bella, autre single qui renvoie au Butterfly Ball de Roger Glover. Une pastille intemporelle et inclassable, le genre de titre qui fera toujours lever un sourcil. Etonnant mais néanmoins sympa à l’écoute. Et que dire de la suite sur You Own Worst Enemy dont les claviers et la basse apportent des sonorités presque funk à l’ensemble. C’est bougrement bien foutu et quelque peu différent du reste de la proposition de Corabi. Il maitrise le truc c’est impressionnant et réussit tout ce qu’il tente. L’album s’achève sur Everyday People au refrain efficace qui m’a rappelé Arrested Development et son People Everyday (toute proportion gardée bien entendu, pas le peine de taper) dans les intonations du refrain.
Au final John Corabi est venu, il a vu, il a vaincu. Pour un premier album, il tape dans le mille, et frôle la perfection car aucun morceau n’est en dedans. Il est clair que les amateurs de la période Motley Crue, ou ceux qui apprécient les morceaux plus punchy des Dead Daisies vont moins accrocher. Par contre tous les fans de hard à l’ancienne, de blues rock, de son US typé vont se régaler, c’est une certitude.
Tracklist de New Day : 01. New Day 02. That Memory 03. Faith, Hope And Love 04. When I Was Young 05. One More Shot 06. 1969 07. Laurel 08. Good To Be Back Here Again 09. Love That’ll Never Be 10. Your Own Worst Enemy 11. Everyday People