Artiste/Groupe:

Ellefson-Soto

CD:

Unbreakable

Date de sortie:

Février 2026

Label:

Reaper Entertainment

Style:

Heavy Metal

Chroniqueur:

Blaster of Muppets

Note:

15/20

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J’avais été agréablement surpris par Vacation In The Underworld, le premier effort du duo Ellefson-Soto, deux messieurs qu’on ne présente - normalement - plus à ce stade de leur carrière (et je ne le ferai donc pas, si vous avez des lacunes, Internet est votre ami... et si vous voulez en savoir plus sur les débuts de leur association, cliquez sur la chronique de l’album précédent). Voici donc Unbreakable, le deuxième essai de ces compères déjà sorti depuis quelques mois aux Etats-Unis (sur le label Rat Pak Records) mais qui n’arrive en Europe qu’en ce mois de février grâce à Reaper Entertainment. Le lineup n’a pas changé et l’on retrouve donc le guitariste italien Andy Martongelli et le batteur Paolo Caridi (italien lui aussi) aux côtés de Jeff Scott Soto et David Ellefson. Au menu : une recette toujours globalement assez éloignée du style de prédilection de JSS (pas de hard rock tradi ni de AOR ici) ou du genre qui a rendu Ellefson célèbre (le thrash, pour ceux qui ont oublié ses années de service chez Megadeth). L’artwork a beau rappeler (un peu trop) celui d’Invincible Shield de Judas Priest, n’allez surtout pas croire que vous embarquez pour un voyage en terre heavy traditionnel des 80s. Non, vous voilà partis pour du gros metal moderne, souvent percutant/immédiat, dont le son est plutôt actuel avec influences pas cantonnées aux 80s ou 90s mais bien post-2000.

Comme c’était le cas en 2022, la partition se veut directe/efficace à l’instar du démarrage formé par la chanson titre (qui fonce tout droit avec du riff simple et puissant, une basse bien audible et un chant convaincu posant des mélodies accrocheuses) et SOAB qui monte d’un cran sur l’échelle de l’agressivité (oui, le titre, c’est Son Of A Bitch) avec un couplet rapide reposant sur une grosse ligne de basse/batterie énervée et un chant plus vindicatif (soutenu par des gang vocals velus au moment du refrain). 

Toujours comme en 2022, n’attendez point trop d’accalmies. Pas de ballades ici... ce qui ne veut pas dire que la mélodie est exclue du propos (vous pouvez compter sur JSS pour ça). Dans les moments plus cool, on notera un instrumental intitulé Ghosts, plutôt sympa (pas excessivement démonstratif mais vraiment axé sur l’ambiance et la mélodie), et une reprise du Death On Two Legs de Queen en piste bonus. Il y a aussi Poison Tears, certainement la compo qui se rapproche le plus des travaux plus "habituels" et récents de Soto (on pourrait dire à peu près la même chose de Shout). C’est un mid-tempo entraînant et catchy sur lequel on note la présence de Laura Guldemond (Burning Witches) venue pousser la chansonnette avec notre cher Jeff. Etonnant que ce morceau ne fasse pas partie des singles censés promouvoir la sortie, c’est clairement l’un des titres les plus réussis et accrocheurs de cette galette. Comme dit plus haut, le reste de l’album est nettement plus rentre-dedans. J’en veux pour preuve Hate You, Hate Me sur son lit de riff haché (et pourvu d’un refrain assez sombre), Vengeance avec sa rythmique d’intro en mode rouleau compresseur, son riff dissonant et un Tim Ripper Owens venu prêter main forte (c’est le morceau se rapprochant le plus du thrash - moderne - ici) ou Snakes And Bastards qui s’amuse à explorer le côté punk de la force. 

La fin de l’album reste énergique mais un poil moins agressive avec la très bonne It’s Over When I Say It’s Over et la groovy The Day We Built Rome proposant l’un des refrains les plus entraînants de ce cru 2026 (ou 2025 plutôt). Tout cela est bien emballé, très bien joué (Martongelli propose des solos qui envoient), sacrément dynamique et passe assez vite étant donné que les chansons se situent le plus souvent sous la barre des quatre minutes. Je ne vais pas vous mentir, tout n’est pas exceptionnel, certains titres peinent à laisser une impression durable, mais l’ensemble est globalement efficace et plaisant. Pas un chef-d’œuvre (il manque un petit quelque chose qui rende l’entreprise un peu plus marquante, singulière ou émouvante) mais incontestablement une réussite pour l’association Ellefson-Soto que j’aimerais bien voir défendre sa musique sur scène tant son Unbreakable semble parfaitement taillé pour le live.


Tracklist de Unbreakable :

01. Unbreakable
02. SOAB
03. Hate You, Hate Me
04. Poison Tears
05. Ghosts
06. Shout
07. Vengeance
08. Snakes And Bastards
09. It’s Over When I Say It’s Over
10. The Day We Built Rome
11. Death On Two Legs

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