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Motocultor Festival 2014 - part two
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L I V E R E P O R T
Loudblast a à peine quitté la Supositor Stage que tout le monde se précipite devant la grande scène où, sans transition, on passe à un autre monde, celui du Metal médiéval.
Ce groupe a le don pour dynamiter l’assistance. Ce n’est pas la première fois que je les vois et le résultat est toujours le même ! A titre personnel, j’aurais souhaité entendre plus de titres entraînants comme Frei Zu Sein (qu’ils ont joué en fin de concert) tels que Küss Mich, Nur Ihr Allein ou Omnia Sol Temperat qui auraient mis, sans nulle doute, une ambiance de feu. Mais bon, c’est pour trouver quelque chose à dire. Le public dans son ensemble ne semble pas s’en soucier et apprécie le show tel qu’il est. On va même voir se former un wall of death impromptu puisque pas demandé par le chanteur, sur le dernier titre, Ai Vis Lo Lop. Cela va d'ailleurs bien l'amuser. Emporté par l'enthousiasme du public, il propose de jouer un dernier titre mais, après renseignements pris en coulisses, le temps qui leur était imparti est terminé, ce n'est pas possible. Dommage. C'est que le timing est serré. Ils quittent donc la scène sous une belle ovation. Setlist In Extremo : 01. Rasend Herz A côté, ce sont les Autrichiens de Belphegor qui arrivent. Et de nouveau, contraste saisissant avec la jovialité du groupe qui précédait. Belphegor n'est pas venu pour rigoler. Sur scène, l'ambiance est macabre, les pieds de micro sont faits de masques à gaz et d’ossements... ce sera la palme de la plus belle scène jusqu'à présent. Les éclairages verts et rouges rendent l'atmosphère encore plus oppressante, d'autant que la nuit commence à tomber. Une intro inquiétante fait monter la tension. Puis Belphegor envoie la sauce. Et là, c’est la grosse baffe, on en prend plein les oreilles et les yeux. Si, sur le papier, le groupe n’est lui aussi composé que de deux membres, à la différence de Inquisition, ce sont bien quatre musiciens grimés qui sont venus nous atomiser avec leur Black Death agressif. Un seul mot d’ordre : pas de quartier. Le groupe se dépense sans compter, le set est particulièrement intense du début à la fin. Belphegor, le groupe le plus méchant de la journée, il n’y a pas photo ! Mais pendant ce temps, devant la grande scène, les spectateurs s’entassent. Pas de doute, les Hollandais d’Epica sont attendus. La queue énorme au moment des dédicaces du groupe une heure avant le laissait présager également. Le groupe attaque par les trois premiers morceaux du nouvel album. Pas de doute, Epica est venu défendre son dernier rejeton, le très bon The Quantum Enigma puisque ce sont pas moins de quatre morceaux sur les neuf joués ce soir qui en sont extraits. Coen Janssen devant son synthé tournant fait le spectacle dans le fond et semble bien s’amuser, comme les autres musiciens du reste. Il viendra aussi faire une incursion sur le devant de la scène avec un synthé en bandoulière. Mais évidemment, les regards sont surtout tournés vers Simone, tout de noir vêtue, qui semble en voix ce soir. Elle est parfaitement secondé par les growls de Mark, renforcés maintenant par ceux de Isaac, le second guitariste, ce qui leur donne plus de profondeur. Setlist Epica : Pas de Six Feet Under, on a appris un peu plus tôt qu'ils étaient bloqués loin du festival, en galère avec leur véhicule semble-t-il... c'est donc Arcania, un groupe de Thrash français qui les remplace au pied levé. Il y a sûrement eu des déçus (ça se voit notamment par l’affluence devant la scène qui n’est pas celle des grands soirs) mais il y en a au moins que cela a rendu très heureux, ce sont les membres du groupe, comme le déclarera le chanteur après le premier morceau : "Quelle journée de fous ! On nous a prévenus il y a quelques heures qu'on allait jouer ici, au Motocultor juste avant Testament... Testament, quoi !!!" C’est donc à Testament que revient l’honneur de clore cette édition 2014 du Motocultor. Un des piliers du Thrash américain et qui aligne un line-up de folie puisque, aux côtés des anciens Alex Skolnick, Eric Peterson (guitares) et Chuck Billy (chant), on retrouve Steve DiGiorgio à la basse et Gene Hoglan à la batterie et je pense qu'il est inutile de les présenter. Waouh ! Personnellement, j’attendais surtout des vieux titres, ceux de leurs albums des années 80 et je ne vais pas être déçu : Preacher, Into The Pit et New Order, extraits de The New Order, Over The Wall du fabuleux The Legacy (quoi ? un seul titre ?) et Practice What You Preach de l’album du même nom. Mais le groupe ne se repose pas uniquement sur son passé, les nouveaux morceaux le prouvent, ainsi que More Than Meets The Eye de l’album The Formation Of Damnation. L’impasse est faite sur les albums des années 90, à part l’inévitable The Gathering (sur lequel officiait Steve DiGiorgio d’ailleurs) avec DNR et 3 Days In Darkness. L’imposant Chuck Billy est très en voix et arrangue la foule ou joue de l’air guitar sur son pied de micro alors que les quatre musiciens assurent comme des Dieux. On ne voit pas le temps passer, du coup le set me semble un peu court (une heure tout juste ceci dit) mais il fut intense. Merci messieurs pour cette belle prestation et merci aux organisateurs du festival pour tous ces bons moments ! Setlist Testament : 01. Rise Up Pour les organisateurs du festival, cette nouvelle édition est un véritable succès au niveau de la fréquentation puisque ce sont plus de cinq mille festivaliers par jour (cinq mille cinq cents ce dimanche) qui ont fait le déplacement. Pourtant, ce fut aussi l’année la plus difficile avec de nombreux incidents logistiques comme les pannes de générateur ou le matos et les bagages de plusieurs groupes et pas des moindres (Behemoth, Shining, Kreator) retenu dans un aéroport. Behemoth qui a donc, samedi soir, joué sans leurs artifices de scène, sans leurs costumes et sans leur matos. Un concert unique en quelque sorte. Je terminerai tout de même sur un coup de gueule, mais pas au niveau de l'organisation qui m’a vraiment semblé impeccable. Bon, un peu d’attente à la restauration et devant les toilettes mais si tout le monde jouait le jeu, ce serait plus simple. En effet, je trouve le comportement de certains festivaliers (heureusement, minoritaires) d'une débilité consternante (n'ayons pas peur des mots). Prenons quelques exemples : Alors que le staff du Motocultor a placé des poubelles partout sur le site, ils laissent traîner leurs barquettes de frites et autres déchets sur le sol... à quelques mètres d'une poubelle parfois. C’est si compliqué de faire trois mètres pour la jeter au bon endroit ? Alors qu'il y a des toilettes, nettoyées chaque matin, ils pissent n'importe où. Franchement, remonter du devant de la scène jusqu’aux sanitaires, ça prend trente secondes. Pisser le long des tentures sur le côté de la scène ou balancer ses déchets n’importe où, c'est non seulement dégueulasse mais ça montre un irrespect total pour les autres festivaliers et surtout pour les bénévoles qui sont chargés du nettoyage. Il ne faut pas oublier que c'est grâce à tous ces bénévoles que le festival peut exister et que tout le monde peut passer un bon moment. Montrer un peu plus de respect envers leur travail, ne pas se comporter comme des gougnafiers sans aucune éducation, ce serait la moindre des choses. On n’a jamais dit que metalleux devait rimer avec gros dégueux !
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