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le 8 juin 2026.

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Groupe:

Chess Town

Date:

09 Mai 2026

Interviewer:

JeanMichHell

Interview Valentine + Malou + Loïc + Damien

Je vais vous demander de vous présenter, puis de m’expliquer comment est né votre projet.

Valentine : Valentine à la guitare. A la base du projet, c’était un duo : Damien et moi.

Damien : Et moi c’est Damien à la batterie.

Loïc : Loïc à la basse.

Malou : Malou au chant.

Comment tout ça a commencé ?

Valentine: On avait déjà des compos, et on a voulu recruter rapidement. Loïc nous a rejoints, puis Malou. Et depuis, la formation n’a pas bougé depuis 2022.

Malou : Donc ça fait environ quatre ans que le groupe existe, et trois ans qu’on a les compositions avec le chant. Au début, c’était un groupe instrumental. Quand je suis arrivée, ça s’est fixé. Depuis, on tourne localement : Saint‑Étienne, Lyon, Auvergne, Rhône‑Alpes… et maintenant la Charente. Cette année, l’objectif était vraiment de s’exporter davantage, d’aller jouer ailleurs, comme ici au tremplin de Vindelle.

Vous vous êtes rencontrés comment ? Petite annonce, réseau, connaissances ?

Loïc : On s’est tous rencontrés au Conservatoire de Saint‑Étienne.

Ah oui ?

Loïc : Oui. On suivait déjà des cours là‑bas, et dès qu’ils sont arrivés, on les a repérés.

Damien : Les métalleux, les vilains petits canards !

Vous vous êtes repérés au t‑shirt, j’imagine ?

Damien : Exactement ! Au départ, je joue à la guitare, ils m’ont vu jouer et ils m’ont dit : “Tu veux pas venir faire de la basse ? Et pour Malou, c’est Loïc qui a dit : “On devrait le prendre au chant.”

Quel groupe vous a fait basculer vers le rock ou le métal ?

Loïc : Nightwish.

Valentine : Iron Maiden.

Damien : Je n’ai pas un groupe précis. J’ai baigné dans plein de styles. Quand j’étais plus jeune, j’ai pas mal écouté Slipknot, même si ça ne se ressent pas forcément dans ma façon de composer.

Malou : Pour moi, c’est Nirvana.

Comment vous composez ? Riff, jam, travail individuel ?

Valentine : Souvent d’un riff ou d’une idée. On se met sur Cubase, on écrit, et Damien rajoute la batterie, la basse, la rythmique.

Loïc : Oui, en général ça part d’une idée guitare, et je pose une batterie dessus. Ça induit d’autres idées, et ça se construit petit à petit.

Valentine : On structure beaucoup, on laisse peu de place à l’impro. On fait une maquette, on la propose aux gars, et ensuite Malou écrit les paroles.

Malou : Je reçois l’instrumental, et je vois ce que je fais : paroles, lignes de chant. Parfois il y a une ou deux indications, mais je suis assez libre. On se met surtout d’accord sur la structure : où mettre la voix, où ne pas en mettre.

Vous avez un univers particulier dans vos textes ?

Malou : On est encore en recherche. Les compos sont très définies musicalement, mais les paroles évoluent encore. J’écris beaucoup de textes introspectifs, émotionnels, parfois engagés. Au début, quand le groupe était instrumental, c’est la sœur de Valentine qui écrivait les textes. Il y avait un univers, et Valentine composait dessus.

Valentine : Oui, elle écrivait, je mettais en musique.

Malou : Mais aujourd’hui, j’ai envie d’écrire mes propres textes, pour chanter quelque chose qui m’appartient. Donc il y a un mélange : les anciens morceaux écrits par sa sœur, et les nouveaux écrits par moi.

Loïc : Globalement, on raconte des histoires. Pas d’univers conceptuel.

Donc pas d’album concept ?

Malou : Non, pas pour l’instant.

Valentine : Même si le dernier EP a une forme de cheminement, une continuité musicale.

Malou : Oui, surtout musicalement. Et sur cinq titres, deux sont instrumentaux. Ce sont presque ceux qui racontent le plus.

Si vous deviez définir votre style en trois mots ?

Malou : Mystérieux, peut‑être.

Valentine : Mélodique.

Loïc : Progressif, dans le sens où les morceaux évoluent, mutent.

Qu’est‑ce que vous voulez transmettre en concert ?

Malou : Faire kiffer les gens. Défendre la musique. Je préfère un concert où moi je ne suis pas satisfait, mais où le public a adoré, plutôt que l’inverse. Leur plaisir nourrit le mien.

Valentine : On propose quelque chose d’un peu différent des groupes modernes très brutaux. On a des morceaux plus contemplatifs. J’adore quand quelqu’un me dit : “J’aime pas le métal, mais j’ai aimé votre set.” On veut une écoute attentive, pas juste un défouloir.

Vous avez des anecdotes de scène ?

Malou : Aujourd’hui, oui. Sur le dernier morceau, je descends dans le public pour jouer du clavier. En remontant sur scène, mon pantalon craque. Heureusement, ça ne s’est pas vu.

Valentine : Et il y a eu ce concert au conservatoire… Ils nous ont programmés un samedi matin dans une bibliothèque, devant des enfants. On a joué une heure de metal à fond. Dès que Malou a commencé à screamer, tous les enfants se sont enfuis. Les parents sont restés figés. C’était absurde, mais mémorable.

C’est quoi la prochaine étape ?

Malou : On arrive à la fin de notre première vraie tournée : dix dates partout en France. Il nous reste deux dates en juillet, puis une pause.

Valentine : Ensuite, l’objectif, c’est l’album. Mais il faut du financement. Jusqu’ici, on est en autoproduction. On va démarcher des labels, petits ou grands, avec les maquettes.

Loïc : Et sûrement une deuxième partie de tournée, après l’été ou début 2027.

Valentine : On est un groupe de live. On a mis deux ans avant d’enregistrer quoi que ce soit. Maintenant, on sort un clip, une live session, pour avoir des supports et démarcher des scènes plus importantes. On joue beaucoup dans des bars, mais on veut des vraies scènes.

Un mot pour conclure ?

Valentine : Merci, au revoir. Nous sommes heureux de ce weekend, c’était une étape importante pour nous.

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