Aaaaah, l’été, une bien jolie saison. Il fait beau, il fait chaud. On traîne dehors, on se prélasse au soleil, on fait bronzette, on bouquine sous le parasol, on se baigne, on fait griller les merguez sur le barbecue, on sirote du rosé... la belle vie, quoi. Tranquille, peinard. Sauf que, comme en 40, les allemands ne l’entendent pas de cette oreille et voilà que Sodom nous balance une bonne grosse blitzkrieg en pleine tronche, histoire de nous donner notre dose de thrash qui va bien.
On les avait laissé lors de leur anniversaire, avec une chouette petite compile pour fêter ça. Entretemps, c’est le controversé, un peu bourrin mais très sympa Tapping The Vein qui a eu droit à une réédition, avec remix et live en prime. Décidemment, l’ami Angelripper ne semble pas être de ceux qui se reposent. Sauf côté tournée, ce dernier annonçant une "pause à durée indéterminée" pour le groupe. Faut dire qu’à 62 ans, il a le droit de se reposer un peu... Enfin, presque, puisqu’il a bien dit que les rééditions et les nouveaux albums allaient continuer à pleuvoir. L’artisanat allemand, réputation pas usurpée du tout.
Bon, en revanche, chroniquer un nouveau Sodom, ça rappelle presque le fameux rosé susmentionné en préambule. On adore ça, bien sûr, même si ça n’est pas toujours ce qu’il y a de plus raffiné (pas "toujours", j’insiste) mais on serait bien embêtés si on devait en parler pendant des heures. Parce que, comme notre rosé bien frais, Sodom ne réinvente pas la roue. Mais ça n’est pas ce qu’on lui demande, loin de là. On lui demande de nous balancer des riffs, de nous faire secouer la nuque et de beugler autant que possible. Pour le coup, sur ces points-là, le groupe n’a jamais déçu. Il a ses hauts et ses un-peu-bas mais la qualité est presque toujours au rendez-vous.
Ce nouvel album, flanqué d’une pochette absolument sublime, l’une des plus belles du groupe, est cela dit peut être un peu plus intéressant que d’habitude. C’est potentiellement mon préféré depuis leur album sans titre de 2006, tiens. Assez varié -pour du Sodom, hein, ne vous attendez pas à de belles ballades piano-voix-, bien riffu, tout ce qu’on aime. Varié, oui, j’insiste : entre le Slayerien Trigger Discipline, le punky A.W.T.F ou le presque mid-tempo Scavenger, on ne peut pas dire que l’album soit tout à fait linéaire.
Que vous dire d’autre ? C’est du Sodom, ça défonce, ça tue, ça enc*le -oui, je suis obligé de la faire à chaque fois, c’est dans mon contrat. Ah si, point intéressant : le son. Monsieur Angelripper étant un vieux de la vieille qui déteste les productions en vue actuellement, il a voulu un son à l’ancienne, mais en plus propre. Ca respire, ça sonne, c’est beau. Ecoutez-moi cette batterie, on entendrait presque les peaux vibrer. Bref, The Arsonist vous offre une bonne grosse portion de thrash bien troussé, l’idéal pour toute la famille en voiture sur le chemin des vacances. Et pendant la bronzette à la plage. Et en fond quand vous serez derrière le barbecue. Et pour boire un rosé, me demanderez-vous ? Enfin, concentrez-vous ! Bien sûr que oui !
Tracklist de The Arsonist :
01. The Arsonist 02. Battle Of Harvest Moon 03. Trigger Discipline 04. The Spirits That I Called 05. Witchhunter 06. Scavenger 07. Gun Without Groom 08. Taphephobia 09. Sane Insanity 10. A.W.T.F 11. Twilight Void 12. Obliteration Of The Aeons 13. Return To God In Parts