Artiste/Groupe:

Silversoul

CD:

The Core

Date de sortie:

Mai 2025

Label:

Indépendant

Style:

Metal Prog

Chroniqueur:

Le Diable Bleu

Note:

17/20

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Et voilà, c’est l’été !
Enfin presque, ça va tomber bientôt, et cette année ce sera le 21 juin, de manière officielle.
L’effet est boostant, alors tout notre petit monde se réinvente, vos humbles chroniqueurs ne demandent rien d’autre. On redéfinit nos priorités existentielles, nos missions fondamentales. Le soleil monte, les neurones fondent.

Le Ced, notre cycliste surentraîné au mollet droit estampillé Thibaut Pinot 2014, se prépare à gravir le col de la Fenestre façon Giro 2025, sous 38 degrés. Les cigales s’inclinent à son passage.
Notre Kabet, lequel équipé comme un parfait David Hamilton, se prépare au job de photographe de mariage du Hellfest, peaufine ses cadrages artistiques dans des parkings souterrains avec des modèles en short filet et Doc Martens. Lumière : -5. Humidité : +200. Objectif : survivre à la canicule avec du flou artistique.
Le JeanMich’hell, œuvrant à redorer les lettres de noblesse de son futur job d’été, et qui passe ses dernières formations en matière de kinesthésie par bains de siège à la Bière Ambrée, histoire d’en déterminer leurs potentiels humoristiques. Parce que l’on a tous besoin de se réinventer dans ce domaine, il n’est simple pour personne de remplacer des formules punch line du type : "Styles : Aux billes".
Le Fabulous scrute les grilles d’interviews pour le Hellfest avec la concentration d’un Kasparov sous caféine. Il aurait vu passer Devin Townsend et pense avoir cligné des yeux à l’instant fatal.
Notre Bane, le "gamin" , attaquant une psychothérapie pour tenter de comprendre pourquoi il n’écoute et n’apprécie que des groupes de Metal dont la création remonte à au moins trois décennies avant sa date de naissance.
A tout seigneur, Didier, le sage. L’homme du Sud, s’échinant sans relâche à son travail, comme toujours et virevoltant de pylône en pylône pour tisser le flux vital de l’humanité. Une sorte de Sisyphe à barbe, connecté au 20 000 volts.

Et oui tout cela est prenant, pour l’expérimenter par vous même, vous le savez bien chères lectrices et chers lecteurs. Votre Diable Bleu n’est pas le mieux loti de sa communauté, car il se bagarre dans son jardin luxuriant pour faire pousser tomates Bio et autres cucurbitacées, sous la pression incessante des escargots et autres limaçons dopés au compost bio. Le glyphosate est mort, vive la bave.
Oui, vous l’avez compris, avec ces emplois du temps de ministres, dignes de notre globe trotteuse Gretta Thunberg, plus de place aux hobbys joyeux, pas le moindre instant à consacrer pour découvrir de nouvelles GMA (grosses musiques assourdissantes).

Alors, quand celles-ci tombent toutes seules du ciel par l’intermédiaire de mon poste à galène rajeuni à la sauce numérique, calé sur une web radio scandinave... on évoque la providence, on remercie sa belle étoile. C’est tout ça avec ce The Core, album enthousiasmant, qui tombe des limbes.
Les adeptes de Metal Prog, tendance so british, tendance rock décomplexé, et dingues de qualité vont se régaler.
Les autres, dont je fais partie, apprécieront sans doute la richesse des compositions, la force des détails, la qualité et la puissance de la production.
Un album étonnant de fraicheur, qui devrait tourner en boucle, en spirale hypnotisante, émanant d’un groupe scandinave venant de délivrer son premier album The Core.
Groupe, composé d’un jeune trio norvégien, qui m’était totalement inconnu (forcément ...) et que je vous recommande de scruter pour les excellentes raisons suivantes. Tout d’abord, ils nous viennent de Bergen, The Place to Heavy, n’est ce pas déjà énorme ?

Puis place à la musique et écouter ce magique Somber Memories en fermant les yeux, comme on le ferait pour le plus beau morceau d’IQ.

Je vous laisserai apprécier à votre discrétion, Les riffs méchants de Save Me Now, "tubesque" à souhait, qui clôture magistralement cette galette et dont la composition se rapproche le plus de Dream Theater. The Colours of Amber, subtil et délicat, la ballade aux solis dévastateurs que ne renierait pas l’énorme John Mitchell d’Arena. Oblivion et tout le reste ... ficelant un énorme coup de cœur.

 

Un bienfaisant rayon de soleil au moral, anticipant la venue de l’été, à écouter fort, pour en apprécier toutes les richesses !
Qui devrait motiver le Ced à appuyer encore plus fortement sur les pédales, histoire de venger tous nos athlètes bien de chez nous et humiliés par des décennies de tricheurs de là-bas,
Freiner la course aux expériences dévastatrices du JeanMich’Hell et ainsi amortir cette fichue crise de la cinquantaine,
Aider le Kabet a devenir expert en mise au point (tout du moins dans le domaine photo) avant sa reconversion photo dans le monde du bébé nageur,
Sortir le Bane du bureau de sa psy, aussi "canonesque" soit-elle quand elle cite Nietzsche en bas résille, le crayon de bois au coin des lèvres,
Placer définitivement notre Fabulous en orbite d’allégresse, de celle qui fluidifie le fait d’avoir à choisir,
Épauler notre Didier en chef, à clôturer sa mission éternelle de sauveur du monde, comparable à celle de remplir le tonneau des Danaïdes, et qui consiste dans son cas à réseauter l’humanité.
Et pour ma part, de bien vouloir fermer ma gu..le, parce que là, j’ai trouvé mon album de ce début l’été.

Tracklist de The Core :

01. Falling
02. Somber Memories
03. All Eyes On Me
04. The Moment
05. Colours of Amber
06. Withering Moon
07. Oblivion
08. Save Me Now

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