Artiste/Groupe:

Nergard

CD:

Eternal White

Date de sortie:

Mai 2021

Label:

Pride & Joy Music

Style:

Power Symphonique

Chroniqueur:

florentc

Note:

12.5/20

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Nergard est un groupe Norvégien créé en 2010 et ayant sorti deux albums, chroniqués ici et (mais que je n’avais personnellement pas vu passé). La publicité fait envie. Un metal symphonique dans le style de Nightwish, Kamelot ou encore Avantasia ! Forcément ça attise ma curiosité. Et un concept album basé sur l’histoire de la mort Caroléenne en 1719, lorsque 3000 soldats suédois et finlandais sont morts de froid pendant la retraite de l’invasion ratée de la Norvège. Pour le coup on pense de suite à Sabaton. Hâte d’écouter le résultat ! 

Rapidement, dès l’introduction de God Forgive My Haunted Mind, on sait qu’on va être en terrain connu. Intro orchestrale, et composition dirons-nous classique. Rien d’ébouriffant, et un solo de guitare rappelant la sonorité de Lanval (Edenbridge). Le titre, sans être mauvais, est vite écouté et vite oublié. Et malheureusement c’est le constat qui se fera tout au long de l’album. Il faut vraiment un compositeur de grand talent au sein d’un groupe pour proposer une musique qui diffère de toute la masse, ou à minima qui puisse rivaliser avec les ténors du genre. Alors l’apport du duo chant masculin - féminin apporte un peu de théâtralité, mais cela reste trop plat dans l’ensemble pour réellement séduire. Hormis les die hard fans du genre, difficile de penser que cet album puisse séduire le plus grand nombre.

Pourtant l’album possède quelques fulgurances à l’instar de From the Cradle to the Grave (avec son refrain bien en place et ses orchestrations pompées sur Nightwish, dont l’ambiance nous entraîne du côté de Lunatica ou Krypteria ) ou encore Now Barely Three, qui tire clairement son épingle du jeu. Un Tim Owens en guest et du chant presque possédé font de ce titre un bel exemple de ce que le groupe semble pouvoir composer. Il y a de l’agressivité, de la mélodie et on sent une envie de bien faire. Mais on alterne trop souvent avec le bon et le plus convenu, alors qu’on sent que le groupe peut exploser en allant plus loin. Un mot sur la production : tout en étant convenable, elle reste trop plate et fait partie des choses à améliorer. Bref, cet Eternal White n’est pas un ratage complet mais souffre d’un manque de consistance, et de la comparaison avec ses ainés. Tout le monde n’a pas la chance de s’appeler Sammet, Holopainen ou Youngblood.

 

Tracklist de Eternal White :

1. God Forgive My Haunted Mind
2. Pride of the North
3. From the Cradle to the Grave
4. Carry Me
5. Beneath Northern Skies
6. Where No One Would Shed a Tear
7. Downfall
8. Now Barely Three
9. Eternal White
10. Erasing the Memories

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