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JORN
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C H R O N I Q U ECe mois-ci, 2 nouveaux CD de JORN (du nom du chanteur Norvégien, Jorn Lande) nous débarquent de chez Frontiers Records: "The Gathering" et "Unlocking the past". Comme leurs noms l'indiquent, ils proposent des anciens morceaux de la carrière, déjà riche, de Jorn. Sur "Unlocking the past", on retrouvera uniquement d'excellentes reprises alors que sur "The Gathering", l'accent est plutôt mis sur le dépoussiérage de ses meilleurs anciens morceaux. Certains ont été remixés et d'autres carrément réenregistrés. D'après notre Norvégien, "ces morceaux méritaient une seconde chance". A la première écoute de "The Gathering", on comprend de suite que l'on a affaire à 75mn d'une super compil de 16 morceaux sérieusement retravaillés et non à des "vieux clous" ressortis du placard. Et surtout il y a cette voix, chaude, puissante, omni-présente qui rappelle pas mal un bon vieux David Coverdale ou bien le non moins célèbre Ronnie James Dio. On a envie de dire "bon dieu mais je connais cette voix". Et oui, bien sûr que l'on connaît cette voix, on l'avait déjà adorée dans les 2 excellents albums de ARK (Ark 1999 et Burn the sun 2001), dans l'album "Hourglass" de Millenium (2000) et surtout avec Masterplan ("Masterplan" 2002, "Enlighten me" 2002, "Back for my life" 2004 et "Aeronautics" 2005). Le blondinet s'est également lancé dès 2000 dans une carrière solo parallèle et a réalisé ses propres albums ("Starfire" en 2000, "Worldchanger" en 2001, "Out to every nation" en 2004 et le tout récent "The duke" en 2006). Bref, vous l'avez capté, notre viking n'est pas un bleu (d'ailleurs, il frôle la quarantaine le bougre). Et sur "The Gathering", donc, on retrouve des extraits de tous ces épisodes de la vie de Jorn Lande, en équipe ou en solo (surtout en solo quand même), dans aucun ordre particulier. On attaque par Something real (de "Out to every nation", JORN) au rythme puissant, on commence deja à bouger la tête, à monter le son, la voix est vraiment très puissante, le solo de guitare simpliste, ça commence plutôt bien. On enchaine sur Gonna find the sun (de "Once Bitten", The Snakes, 1998) et là ça sonne comme du bon vieux Whitesnake, ça se comprend aussi si on réalise que l'on retrouvait dans Snakes les 2 ex-gratteux de Whitesnake virés par Coverdale. Même si les paroles sont toutefois concons ("won't you give some lovinnnnng yeah!"). Vient ensuite la gifle: Bridges will burn (extrait de "Woldchanger", JORN). Une grosse intro de guitares, on salive, la voix débarque, on chavire, les paroles sont super nunuches mais on s'en tape, cette voix est magique, le refrain se sifflote au bout de 3mn, une petite bombe qui se finit avec un chat qui gueule, on se demande d'où il sort cela, mais bon ce ne sont que les 10 dernières secondes. Pas le temps de s'occuper trop du chat que débarque Young forever (de "Out to every nation", JORN), au metal assez classique, à la rythmique plutôt rapide et sur lequel Jorn s'éclate, un break plus calme au milieu, suivi d'un bon solo de guitare. Vient ensuite Tunger knivur ("Woldchanger", JORN), refrain en Norvégien, qui doit vouloir dire quelque chose mais j'ai pas trouvé quoi, résultat étrange, un peu moins entrainant que la précédente. On trouve ensuite One day we will put out the sun ("Out to every nation", JORN), un morceaux assez syncopé et changeant, au refrain original et une bonne rythmique. Ca dépote! Avec Sunset station ("Woldchanger", JORN), on commence par quelques bruitages bizarres pour enchainer sur un morceaux de hard rock des plus classiques, aux guitares acérées et au refrain agréable, un peu FM. Encore du bon avec un solo de guitare intéressant et une voix qui pète vraiment. Sur Hourglass ("Hourglass", Millenium) on retrouve une power-ballad-de-la-mort-qui-tue au rythme lent, lancinant, à la voix puissante et omniprésente, des grosse grattes, sans fioritures, ça pête vraiment. Ca me rappelle un peu aussi les albums de Kingdom Come (pour les vieux comme moi qui se souviennent de ça). Débarque ensuite Gate of tears ("Starfire", JORN) plus rapide, aux gros riffs simples et efficaces et au refrain accrocheur. On aime encore. On se calme à nouveau avec House of cards ("Woldchanger", JORN), ze ballad sympa, voix très chaude, gros riffs, très "Coverdale" (respiration dans son micro pour ceux qui connaissent :-). A la deuxième écoute on a l'impression de ne connaître que ça. My own way (extrait il me semble de "The Battle", Russel Allen & Jorn Lande sous le titre "My own way home") où on retrouve une voix plus aigüe et un refrain très entraînant. Sur Worldchanger ("Woldchanger", JORN) on trouve un clavier très "cu-cul", une voix très "Coverdalienne" et des paroles très ... "Coverdaliennes" aussi (là, c'est pas un compliment). Sur Abyss of evil ("Starfire", JORN), après une bonne intro, l'ambiance et la voix font penser très fortement à Ronnie James Dio, ça s'écoute bien. On découvre alors le titre très retravaillé de Where the winds blow ("Ark", ARK), sur lequel on ne retrouve pas vraiment le morceau original de ARK que j'aimais beaucoup malgré une production assez désastreuse à l'époque. Mais bon, là, la prod est bonne, mais j'ai un peu de mal à reconnaître le truc, dommage. On enchaîne avec un Christine ("Woldchanger", JORN) presque pop et assez court sur lequel Jorn démontre encore une voix impressionnante et on se finit avec Big (trouvé nulle part dans sa discographie, désolé), morceau assez "Bon Jovien", plutôt sympa. Conclusion de l'affaire: Excellente compil de très bon hard rock qui donne envie de se pencher sur la carrière de Jorn (si ça n'était pas déjà fait). La voix de Jorn est décidemment hors du commun, puissante, chaude et magique à la fois. Comme on les aime ... | ||||||||||||||