Vu récemment en première partie du terrifiant binôme Marduk– Mayhem, Immolation n’est plus à présenter chez les fans de death metal. Douzième album déjà, le premier datant de 1991. Immolation fait partie des précurseurs du genre, des groupes référents, et les américains ont d’ailleurs toujours été signés sur des labels réputés. Valeur sûre donc que les américains auront la chance de voir bientôt sur un autre plateau dément avec Behemoth, Deicide et Rotting Christ. On voit déjà avec ces deux tournées que le groupe s’adapte pour être présent sur des affiches plutôt typées black mais aussi death old-school preuve que le death metal des new-yorkais est franchement dark et passe bien chez celles et ceux aimant les ambiances noires.
Riffing dissonant, atmosphères pesantes, agressivité maximale, Immolation est une belle usine de death porté par Robert Vigna guitariste très réputé de la scène death et membre originel du groupe. Ross Dolan, bassiste et hurleur en chef, l’avait rejoint deux années après (1988) et le binôme a traversé une carrière de hauts et de bas mais avec un groupe qui a gardé une bonne réputation. Toujours aussi volontaires et fidèles à la cause death extrême (pléonasme), les titans new-yorkais confirment un sacré savoir -faire. C’est rude, percutant, incroyablement puissant. Immolation envoie la sauce à coup de blasts déchaînés, de riffs furieux, emportée par le growl caverneux et intimidant de Ross Dolan.
Groupe majeur et influent, Immolation a un statut de référent mais point de tête d’affiche de la scène. L’archétype de ces groupes qui ont une forte influence mais sont plus réputés par les formations plus « populaires » qu’ils ont inspirées. Ainsi va la vie de certains groupes dont le rôle est majeur mais plus underground. Reste qu’avec ce nouvel effort, Immolation confirme sa belle dynamique actuelle et va régaler ses fans en participant à de chouettes affiches. Et ça c’est cool pour eux.