En 2023, j’avais collé un 18 et une mention "coup de cœur" à l’album de Hellripper, qui avait fini en excellente place dans mon top de l’année. Autant vous dire que j’attendais un nouvel album avec beaucoup d’impatience. Histoire, déjà, de vérifier que j’avais misé sur le bon cheval. Et puis, évidemment, de me régaler d’une quarantaine de minutes de bons gros speed un-peu-black-un-peu-mélodique. Et nous y voilà, trois ans plus tard, la suite !
Et me voilà bien embêté, amis lecteurs ! Parce que si j’ai déjà pas mal écouté - et beaucoup aimé - ce Coronach, je ne sais pas trop quoi vous en dire. Si vous avez lu ma chronique de l’album précédent, si vous avez aimé ce disque, vous savez déjà à peu près tout ce qu’il y a à savoir. Cette nouvelle galette n’est pas la copie conforme de Warlocks, mais sa suite logique. Bon, ok, des fois on n’est pas loin de la copie conforme. Prenez ne serait-ce que l’ouverture, Hunderprest. On est tout de même sur un morceau qui rappelle furieusement The Nuckelavee, non ? Pour ne rien vous cacher, c’est le premier single que j’ai écouté et j’avais un peu peur de la redite. Une redite bien faite, puisque le titre est bon, mais une redite quand même.
C’eût été le cas, j’aurais calé un 14. Allez, pourquoi pas un 15, si j’étais bien luné. Mais, vous aurez vu la note avant de me lire, ce Coronach est un peu différent. Alors non, James McBain (ouais, Hellripper est le projet d’un seul homme) n’a pas complètement réinventé sa formule, faut pas déconner. Mais son nouvel album me paraît un poil plus varié. Et on s’en rend compte dès le deuxième titre, le très bon Kinchyle, qui me fait un peu penser - ne me demandez pas pourquoi - au morceau Renegade de Running Wild. Sûrement un truc dans le refrain. Et avec ce morceau-titre, chouette clôture, qui lorgne sur le terrain des Grand Magus et compagnie, avec même un peu de chant clair (pas la plus grand force de McBain, mais pourquoi pas) et qui prend le temps de développer une ambiance un peu épique, qui contraste avec les speederies punks qui composent le gros du disque.
A part ça, on retrouve les mêmes qualités que sur l’album précédent. Tout demeure bigrement bien composé, on a du refrain qui tue, les mélodies sont aux petits oignons, c’est techniquement assez fifou et, et c’est le plus important, il n’y a rien à jeter ! Tous les titres sont bons, l’album passe tout seul - sauf si le chant hurlé vous hérisse le poil.
C’est donc avec joie que je peux vous le déclarer sans ambages : Coronach est un autre excellent album de Hellripper, un autre candidat à mon top de l’année. Pas de mention "coup de cœur" cette fois-ci, l’effet de surprise n’y étant pas. C’est toujours assez compliqué pour nous, chroniqueurs, de vous dire si un album est "un peu plus mieux", "pas mal mieux" ou "un poil plus moins bien" que son prédécesseur. C’est le cas ici. On dira donc, sans se compliquer la tâche, que c’est un super disque. Nan mais.
Tracklist de Coronach :
01. Hunderprest 02. Kinchyle (Goatkraft and Granite) 03. The Art of Resurrection 04. Baobhan Sith (Waltz of the Damned) 05. Blakk Satanik Fvkkstorm 06. Sculptor’s Cave 07. Mortercheyn 08. Coronach