Artiste/Groupe:

Hellripper

CD:

Warlocks Grim & Withered Hags

Date de sortie:

Février 2023

Label:

Peaceville Records

Style:

Black/Speed/Mélodique

Chroniqueur:

Bane

Note:

18/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

Bon, allez mon Bane, tu vas finalement devoir l’écrire, cette chronique. C’est vrai que l’album est sorti en février, nous sommes en décembre : il était plus que temps de s’y mettre. D’autant plus que je n’ai pas l’excuse du "je viens de découvrir l’album", puisque sa découverte remonte à mars ou avril. Et je n’ai pas non plus l’excuse du "j’ai besoin de plus d’écoutes", puisqu’il a tourné moult fois depuis lors. Et j’ai encore moins l’excuse du "je ne sais pas trop quoi penser du disque", puisque je sais depuis des mois que c’est coup de cœur et un de mes albums de l’année. Bref, vous l’aurez compris : je n’ai aucune excuse, j’aurais dû taper cette bafouille depuis un sacré bail !

Parce que oui, comme je l’ai dit, ça fait déjà plus de six mois que j’écoute ce Warlocks machin-chose et autant de temps que mon plaisir à chaque écoute ne baisse pas d’un poil. Et ça ne m’arrive pas tous les jours quand on parle d’un disque très teinté black. Mais n’allons pas trop vite en besogne.

Très franchement, j’aurais bien du mal à vous dire comment je suis tombé là-dessus. J’ai dû voir la -très belle et un peu énigmatique- pochette passer sur une certaine plateforme de streaming, ce qui a suffi à piquer ma curiosité. Mon flair ne me trompant que rarement, je me suis donc empressé d’écouter le premier titre de la galette juste "pour voir". Mon nez ne me fait quasiment jamais défaut : The Nuckelavee défonce ! Rythmique plus rapide qu’un F14 -sérieux, j’ai mal aux mains rien qu’en entendant la guitare-, un super riff, un chanteur qui beugle et, malgré la violence relative de l’ensemble, pas mal de mélodie. En gros, selon mes standards : une réussite totale, un p*tain de morceau et la parfaite mise-en-bouche pour me donner envie d’écouter l’album qui suit.

 

 

Si vous n’avez pas aimé ce titre, je doute que ce soit la peine d’aller plus loin. A moins bien sûr de vouloir profiter de ma douce verve, hein, faites-vous plaisir. Mais ouais, ce Nuckelavee est parfaitement représentatif de l’album qui suit. Album dont je n’ai, je dois l’admettre, toujours pas réussi à retenir le titre. Même constat pour les morceaux, d’ailleurs. Sérieux, entre Warlocks Grim & Withered Hags ou Mester Stoor Worm, comment vous voulez que j’arrive à m’en souvenir, moi ? Ce n’est pas vraiment un défaut imputable à l’album, certes, mais c’est un peu casse-pieds.

L’on pourrait par contre lui reprocher une certaine homogénéité, ce qui serait un peu vrai puisque la grande majorité de l’album file à toutes berzingues mais aussi un peu injuste. Parce que sur ce Warlocks, Hellripper (qui est en fait un des projets d’une seul p’tit gars, James McBain, qui fait absolument tout) mélange pas mal de styles. Si l’influence du black saute aux yeux -entre le chant hurlé, le son des grattes, les riffs en trémolo et même les passages en blast-beat sur le dernier titre-, on ne parle pas là d’un pur album de black. On parlera plutôt de black teinté speed teinté mélodique. Ou de speed teinté black teinté mélodique. Ou de mélodique teinté... bref, vous aurez compris. En gros, vous prenez Immortal, vous le mélangez avec Venom et Motörhead (sur The Hissing Marches, c’est particulièrement évident) et vous saupoudrez le tout avec du thrash (écoutez-moi The Cursed Carrion Crown) et même un chouia de Dragonforce (le kitsch en moins, dieu merci). En encore plus gros : ça ne réinvente clairement pas le fil à couper le beurre, mais on s’en fout, parce que p*tain qu’c’est bon ! En bon copain, McBain n’oublie pas de tricoter de bons petits refrains bien accrocheurs pour qu’on s’y retrouve, notamment sur la super cool Poison Womb (le passage avec " six six six", quel panard !).

Homogénéité, ouais, mais tout est relatif : j’ai déjà expliqué que les compos, même si elles foncent à la même vitesse en quasi-permanence, vadrouillent à la croisée des styles dans le paragraphe précédent -c’est bien, y’en a qui suivent. Sauf que le quasi est important. Parce qu’après les deux speederies (faisons comme si ce mot existait) liminaires, le superbe morceau-titre se fait un peu plus lent. Un genre de charge épique que n’auraient renié ni Maiden, ni Manowar, avec un gros refrain épique, des passages mid-tempo et même de la cornemuse ! Si, si ! Insérée de manière assez discrète, pas trop longtemps, intelligemment. La classe ! Je l’aurais peut-être décalée après la très punk Goat Vomit Nightmare, titre qui me file toujours une banane d’enfer quand il commence tant ce qu’il me propose est ridiculement fait pour moi.

 

 

N’y allons pas par quatre chemins : ce Warlocks truc-machin-bidule est un excellent disque, assez varié, solide comme The Rock, bourré de riffs et de compos qui décoifferaient un chauve. Sans aucun doute l’un de mes albums préférés de l’année, avec pleins de trucs que j’aime dedans. Faites-vous plaisir, écoutez-moi ça !

Tracklisting de Warlocks Grim & Withered Hags :

01. The Nuckelavee
02. I, the Deceiver
03. Warlocks Grim & Withered Hags
04. Goat Vomit Nightmare
05. The Cursed Carrion Crown
06. The Hissing Marshes
07. Poison Womb (The Curse of the Witch)
08. Mester Stoor Worm

Venez donc discuter de cette chronique sur notre forum !