Du hardcore, du vénère qui nous vient tout droit du Royaume-Uni, de Southampton pour être précis. Repéré en live à Toulouse en ouverture en première partie des excellentsPaleface Swiss dans un Rex incandescent, Desolated avait atomisé son monde et délivré un show monstrueux. Avec un premier album proposé en 2010 suivi de deux autres en 2012 et 2016, le groupe n’avait ensuite plus donné signe de vie, plus de son, plus de lumière. J’exagère, il y a eu un EP en 2019 mais depuis la crise sanitaire, c’était bien peu. Alors ce live avait sonné comme une sacrée surprise, une belle cela va sans dire. Le groupe avait promis un album courant 2025 et il est sorti. Est-ce en hommage à ce délai que j’ai mis plus d’un an à proposer cette chronique ? Je l’ignore. Mais elle est là, c’est finalement l’essentiel.
Première remarque : l’artwork. Il est superbe. On pourrait cependant croire à un groupe de rock psychédélique en mode revival 70’s comme l’époque en propose tant (et trop mais c’est un avis perso) mais non, c’est bien du hardcore et du bas du front. Riffs déchaînés, chant ultra agressif, rythmiques vénères, ce groove génial, ces breakdowns qui vous pètent la nuque, Desolated déroule un hardcore sans concession, in your face. En un mot, hyper jouissif. C’est brutal, incisif, ça dure une grosse vingtaine de minutes, le peuple hardcore (ce grand peuple fascinant) n’en demande pas plus. Mais pas moins c’est important.
On y trouve comme il se doit des guests de luxe, une ambiance immersive. Un must du hardcore british de la décennie, un groupe qui n’a jamais sonné aussi bien, aussi puissant. Une boucherie dingue, une distribution de mandales hardcore comme on les aime. Tellement hâte de les retrouver sur les planches, eux !