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Motocultor Festival 2014 - part one
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L I V E R E P O R T
Le Motocultor Festival proposait cette année sa huitième édition. On est déjà très loin de la première édition, en 2007, qui réunissait deux cents personnes sur une seule journée. Depuis 2010, le festival a lieu sur trois jours et, pour la seconde fois, est implanté sur le site de Kerboulard, à Saint Nolff en Bretagne (Morbihan). Pour couvrir cette édition du Motocultor, la première en ce qui me concerne, je n'ai pu me libérer que le dernier jour pour des raisons personnelles dont je ne vois pas l’intérêt de faire état ici. Pas plus que celles qui m'ont fait arriver un peu à la bourre ce dimanche et qui m'ont fait rater la prestation du premier groupe de la journée, les régionaux de l'étape : Anticorpse. Les gars de Möbutu proposent un Metal bien énergique, très rock and roll, une sorte de croisement de Motörhead et de Punk. D'ailleurs, on ne tombera pas d'étonnement de son siège (si on est assis – et certains festivaliers ont amené leurs sièges pliants) quand le groupe nous proposera une reprise de Emergency, un titre de Girlschool repris aussi en son temps par... Motörhead. 13 h 30, fin du set de Möbutu et changement de scène. Le public se décale vers la droite. Il ne faut pas perdre trop de temps d'ailleurs dans la manœuvre parce que ça enchaîne assez rapidement. C'est Headcharger, le groupe originaire de Caen, qui investit la "Dave Mustage" (nom de la grande scène, la petite s'appelant la "Supositor Stage"). Le parterre est encore assez clairsemé à cette heure, il faut dire que les festivaliers ont déjà deux jours de concerts dans les pattes (pas moi), l'assistance est encore majoritairement assoupie. Le son est nickel, il le sera d’ailleurs pour chaque groupe de cette journée. Le temps est lui plus incertain, de gros nuages noirs s’amoncellent au dessus du site. Pour cause de conférence de presse du staff organisateur, je rate totalement la prestation de Qantice. Sympa d'ailleurs, selon ma compagne. Quand je reviens, c'est Church Of Misery qui monte sur la grande scène. Le groupe vient du Japon et propose un Doom Metal bien sombre. L'inspiration la plus évidente est Black Sabbath. D'ailleurs, le groupe a carrément repris le diablotin du Sab' sur son logo. Gonflé. J'aime le Doom mais je trouve la musique du groupe vite répétitive. Ils ont toutefois des fans dans le public qui ont l'air d'apprécier. Tant mieux. Ca manquait un peu de Black Metal aujourd'hui ? C'est parti avec Inquisition, un groupe d'origine colombienne. Ils ne sont que deux sur scène, un batteur et un guitariste / chanteur. C'est spécial mais très "true black" dans l'esprit. Ca tombe bien, le duo délivre un true Black Metal vindicatif, me rappelant les premiers Immortal... malheureusement peu varié et j'avoue qu'au bout de trente minutes, ça suffit... les dernières vingt minutes m'ont paru longues. D’autant que le groupe enchaîne ses compos sans prendre le temps de respirer, ce qui renforce cette sensation qu’ils jouent la même chose depuis le départ. On note tout de même les premiers slammers de la journée mais à part ça, le public est plus attentif que vraiment participatif. La fatigue des trois jours doit jouer. Changement radical de style, c'est Koritni qui investit maintenant la Dave Mustage avec son Hard Rock AC/DCien bien entraînant. Surprise ! C'est Vivi, ex-Trust qui officie à la basse, remplaçant temporairement le bassiste du groupe. Et re-surprise, le groupe entame Antisocial (en version anglaise, naturellement) en milieu de show, histoire de faire monter un peu plus l'ambiance. Il est vrai que Lex Koritni est sans doute le plus français des Australiens ! Le groupe qui investit maintenant la petite scène est Naïve, un groupe de Toulouse, vainqueur de la finale du Headbang Contest 2014 (tremplin organisé par le festival en juillet). Une victoire qui leur a permis d’être sur scène ce soir au Motocultor. En effet, il est 18h20, et on monte d'un cran... d'un très gros cran même puisque c'est le premier gros groupe international de la journée qui vient fouler la Dave Mustage et il s’agit tout simplement de Obituary, les légendes vivantes du Death Metal américain. Putain, Donald et John Tardy, Trevor Peres et Terry Butler quand même ! ! ! Pour les plus jeunes, ça ne leur parle pas forcément mais moi, j'ai découvert le Death Metal avec ce groupe (ainsi qu’avec Death et Morbid Angel) à la fin des années 80. Alors forcément, quand ils arrivent sur scène, ça fait quelque chose. Certes, ils ont vieilli, grossi, ils sont tous barbus mais ils savent encore en mettre plein la tronche. A commencer par Donald Tardy, planqué derrière sa batterie, qui imprime un tempo réglé comme du papier à musique. La pluie qui menaçait vient s'inviter pendant le show des Américains. Heureusement, ce ne seront que quelques gouttes mais le ciel restera menaçant (quelques gouttes tomberont aussi sur Loudblast juste après). Cela n’empêchera ni le groupe ni le public de s'éclater. Les slammers commencent à s'en donner à coeur joie. Si les albums les plus récents du combo ne sont pas aussi impressionnants que ceux de leurs débuts, Obituary sur scène, ça déménage, quel que soit le morceau interprété. Ils joueront même deux titres encore inconnus puisqu'ils devraient figurer sur l'album prévu pour octobre. Mais c'est évidemment les grands classiques qui font mouche : Stinkupuss, Intoxicated, Infected, Chopped In Half, Back To One et bien sûr Slowly We Rot qui clôt le show. Premier grand moment de cette journée de festival, assurément ! On reste dans le Death Metal, c’est Loudblast qui prend la suite sur la Supositor Stage. Le groupe entame avec A Bloody Oath, l’excellent premier titre de leur tout aussi excellent nouvel album, Burial Ground. L’ambiance monte encore d’un cran. On verra d’ailleurs dès l’entame du second morceau, The Bitter Seed, le premier circle pit de la journée (et le seul me semble-t-il mais sans trop m’avancer, je n’ai pas toujours été très attentif aux réactions du public). On verra aussi le premier wall of death. Le groupe est en terrain conquis. Il enchaîne ses morceaux les plus récents en début de set, des titres qui fonctionnent admirablement bien en live, et enquille sur les gros classiques en fin de show (Flesh, The Horror Within, Cross The Threshold et My Last Journey). Le public en redemande ! Setlist Loudblast : 01. A Bloody Oath La suite ici. Venez donc discuter de ce concert, sur notre forum ! |
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