Artiste/Groupe:

Tomahawk

CD:

Tonic Immobility

Date de sortie:

Mars 2021

Label:

Ipecac Records

Style:

Metal Experimental

Chroniqueur:

fabulous

Note:

15/20

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Huit ans après Oddfellows, le super groupe Tomahawk revient aux affaires. Ça fait long l’attente pour les fans du Sieur Patton
Duane Denison (guitare, The Jesus Lizard), John Stanier (batterie, Helmet), et Trevor Dunn (bassiste, Mr Bungle, Fantômas) qui accompagnent Mike ont certes pas mal traînés avant de proposer la suite mais l’attente valait le coup. Comme toujours avec les groupes de Mike Patton, il est très difficile de savoir à quoi s’attendre avant d’écouter un album d’un de ses groupes. Et bien Tomahawk ne déroge pas à la règle. Une seule chose est sûre : il faut s’attendre à être surpris, à entendre de nombreuses expérimentations, prises de risques, originalités et autres sonorités peu communes. 
Tonic Immobility en regorge. Ainsi cette guitare, discrète au riff aigu sur SHHH!  et l’accélération brutale qui suit nous surprend et nous scotche une première fois. Ce même genre de riff se fait entendre également sur Predators And Scavengers, même si le morceau se révélera être plus saccadé et barré. Ce morceau met aussi en valeur la voix de Patton qui s’en donne à cœur joie et varie les flows, les rythmes, passant du mélodique à l’ultra agressif, du jazzy au hardcore screamo. Le même sentiment de liberté vocale se fait aussi ressentir sur Valentine Shine. 
 
 
Le côté jazzy et mid-tempo est quant à lui aussi présent sur Doomsday Fatigue et Howlie, même si Howlie devient complètement fou à la fin du morceau. Quant à Fatback, un autre univers est ici exploré. Son rythme lancinant et qui tient en haleine me fait penser à un film à suspens, un polar sombre, un thriller glauque. C’est aussi ça Tomahawk, des impressions, de l’abstrait, du ressenti, chacun se fait son idée et fait travailler son esprit, de l’art quoi. Rares sont d’ailleurs les titres metal plus classiques, peut-être Valentine Shine et Business Casual, avec tout de même quelques montées dans les tours fort agréables. 
Si on devait faire un parallèle avec ses autres groupes, Tattoo Zero n’aurait pas été renié par Faith No More, Patton à la voix de crooner passant d’un coup à une voix beaucoup plus agressive. L’art du contre-pied. 
Eureka est le morceau planant de l’album, comme une introspection, une méditation.
Recoil est quant à lui le morceau le plus opposé en comparant son début et son finish, ça démarre façon reggae et ça se termine façon math metal. 
Au final on se retrouve avec un album varié, parfois surprenant, parfois enivrant, globalement agréable et souvent très bon.
Du bon Tomahawk en somme, un album dont on ne se lassera pas de sitôt, tellement de choses se passent tout au long de ces 12 titres.
 
 
Tracklist Tonic Immobility
 
01. SHHH!
02. Valentine Shine 
03. Predators And Scavengers
04. Doomsday Fatigue
05. Business Casual 
06. Tattoo Zero 
07. Fatback
08. Howlie 
09. Eureka 
10. Sidewinder 
11. Recoil 
12. Dog Eat Dog

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