Enfin !! Huit ans qu’on l’attendait ce nouvel album des excellents The Haunted. Ah il y avait bien eu cet excellent show lors du Hellfest 2024 où les suédois avaient rappelé à quel point ils étaient bons. Pour la forme, je me permets de rappeler que The Haunted fut constitué à la fin des 90’s avec une très forte ossature de At The Gates. Sans Tomas Lindberg au chant mais avec Peter Dolving puis Marco Aro encore en poste sur ce nouvel effort.
Bon n’y allons pas par quatre chemins, The Haunted c’est génial et la présence d’Ola Englund, guitariste de très (très) haut niveau n’est pas étrangère à leur regain de forme après un démarrage sur les chapeaux de roue avec les quatre premiers albums et un trou d’air de (grosso modo) 2005 à 2012. Le résultat est à la hauteur de l’attente : un thrash moderne mâtiné de groove, une efficacité dingue. Warhead ouvre le bal avec un gros riff bien entrainant et une rythmique assurée par le chef Adrian Erlandsson (littéralement déchaîné sur ce disque, quel pied d’écouter ces parties de batterie). Le chant de Marco Aro a toujours cette vibration hardcore qui donne un sacré cachet au groupe. Forcément, ainsi décrit, on pense à Slayer. Dénué de la dimension démoniaque dans l’esprit, résolument plus moderne, The Haunted envoie un thrash / groove royal. On retrouve le même sentiment que pour les derniers disques d’At The Gates avec une belle densité dans la qualité des compos.
Bien sûr, on ne retrouve plus la fougue des débuts, la fureur fracassante. Nos suédois ont pris de l’âge, notre destin à tous, et forcément, l’énergie est moins primitive. Pour autant, ça envoie la sauce comme il faut, les riffs sont excellents, Adrian Erlandsson maintient toujours une rythmique d’enfer. Plus posé donc mais de fait plus véloce, The Haunted régale et nous rappelle quel excellent groupe il est. A déguster avec grand plaisir, un thrash moderne qui a en plus le bon goût d’être de son époque. Un groupe d’une qualité rare qui vieillit à merveille et délivre une musique excellente. Et offre un énième rappel : il faut s’intéresser à Ola Englund guitariste de l’étoffe des Jeff Loomis et consorts. La race des Géants.