Artiste/Groupe:

The Apocalyptic Darry Cowl Musical

EP:

Anna Sage Didn’t Stop The Dillinger Escape Plan She Made Him a Deadguy

Date de sortie:

Décembre 2024

Label:

Indépendant

Style:

Mathcore

Chroniqueur:

JeanMichHell

Note:

14/20

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Vous le savez, je suis amateur de styles qui laissent la conformité derrière elle, j’ai été élevé (entre autres) à grands coups de Mr Bungle, Fantômas, Converge ou bien encore Pryapisme… Alors quand je vois arriver dans notre rédaction un EP qui se nomme « Anna Sage Didn’t Stop The Dillinger Escape Plan She Made Him a Deadguy », mon sang ne fait qu’un tour ! Trois références du Mathcore, dont une française, je sais tout de suite où je mets les oreilles.

Avant de parler musique, une petite présentation s’impose, puisque le groupe The Apocalyptic Darry Cowl Musical est un groupe français de mathcore - hardcore chaotique créé en 2023 entre Paris et Ajaccio par 8oris à la guitare et Koni au chant. Ils ont fait appel à Renan Weignater, bassiste brésilien, à Chris Bohm, un batteur américain, pour mettre leur folie en musique. Voilà qui explique mieux les références du titre.

L’ambiance est également très circassienne, mais aussi remplie de références à la pop culture, il vous suffit de lire les titres de l’EP pour vous rendre compte que l’univers est large, et finalement à l’image du groupe qui mélange beaucoup de choses sur ces cinq titres.

Le groupe se présente ainsi : « Dix-neuf minutes de riffs de guitares saugrenus et catchy, une section basse-batterie solide et une voix aux influences hardcore - screamo - metal sont au programme de ce 5 titres sans temps morts. »

Dans les grandes largeurs, je les rejoins, cet EP est loin d’être linéaire, les riffs sont aussi tordus qu’accrocheurs, et même si cela me fait mal de l’écrire, les standards du genre sont respectés. Le travail de composition musicale est remarquable. Au-delà de la guitare qui est manifestement l’outil de composition de départ, l’inclusion de la basse est vraiment bien réussie et ne se contente pas de suivre à la lettre la ligne mélodique de la guitare, mais possède ses moments avec ses propres mélodies, ce qui rajoute de la profondeur au chaos ambiant. La batterie fait plus dans le direct que dans le groove, mais à vouloir faire des titres aussi intenses (car c’est vraiment le mot d’ordre sur cet EP), il est assez logique de retrouver une énergie sans faille. Le groupe ne rivalise pas avec Dillinger (qui le peut ?), mais franchement sur les deux autres références, il n’y a pas à rougir, la qualité est présente.

Mon gros bémol est qu’il y a beaucoup, beaucoup de chant ! Le chant est, comme mentionné dessus, presque sans temps morts. Je sens bien l’envie de le pousser très loin, par instants jusqu’au boutisme, mais je pense sincèrement que les compositions gagneraient à laisser un peu plus de place à la musique. Cette volonté d’être féroce est une des raisons d’être de cet EP, mais lorsque cohabitent au même moment le chant, un sample et un chœur, comment vraiment apprécier la partie musicale ? Sur cette partie, il y a, à mon sens, un meilleur équilibre à trouver.

Anna Sage Didn’t Stop The Dillinger Escape Plan She Made Him a Deadguy est une très belle pierre pour poser des bases solides, et même si je pense qu’il y a à canaliser certains aspects, il y a manifestement de la qualité. Si tu es amateur du genre, il serait dommage de passer à côté de ce premier effort.

Tracklist de Anna Sage Didn’t Stop The Dillinger Escape Plan She Made Him a Deadguy :

01. Spank Me Lady Gaga, I’m Your Little Monster 
02. Mick Jagger Is Not My Sister
03. I Love Movies With Vincent Gasoil. Uh... Sorry, Vin Diesel
04. Charlie Sheen Was My Rehab’s Mate
05. I Unleashed My Tyler Durden But It’s Not Brad Pitt

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