Artiste/Groupe:

Seven Eyed Crow

EP:

Icarus

Date de sortie:

Janvier 2022

Label:

M&O Music

Style:

Metal Progressif

Chroniqueur:

Didier

Note:

16.5/20

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Le groupe Seven Eyed Crow (le corbeau aux sept yeux) nous vient de Bordeaux, formé en 2015 il est composé de Aurélien Boileau et Alexandre Pouzioux aux guitares, de Frédéric Lagorce, à la batterie, de Yoann Roy à la basse et de Jérome Kloeckner au chant. Le quintet a déjà à son actif un premier EP, Dark Ways To The Sun sorti en 2015, puis un premier album, Organized Chaos, sorti en 2018. Les revoilà en 2022 avec Icarus, un nouvel EP 5 titres d’environ vingt-sept minutes. Clairement, cet EP va ravir les fans de metal prog en général et chatouiller les oreilles des fans de Haken, Leprous, Oceansize, Vola, mais aussi de Tool ou Karnivool. Pas de doute là-dessus, faites moi confiance.

Selon moi, Seven Eyed Crow possède tous les ingrédients pour livrer un metal prog attractif: un bon chanteur, des musiciens talentueux, des superbes compositions, toutes soignées et chargées de mélodies vocales et de refrains addictifs et une production aux petits oignons. Et oui, on trouve tout ça dans ces cinq titres.

Ca commence avec un Eyes Wide Shut, à l’intro planante, qui me fait penser à Klone au niveau travail des guitares et de la présence de la section rythmique. Le refrain est accrocheur,  il suffit d’une écoute pour reconnaître le morceau. J’adore les lignes de basse de Yoann, savamment mixé dans l’ensemble. Le petit break est très inspiré, il permet de poser un petit solo de guitare très mélodieux, un peu en retrait. Je remarque qu’il y a peu - voir pas - de solo dans ces compositions, le groupe semble privilégier le mélodieux au démonstratif. J’apprécie la démarche. La ligne de basse, en tapping, de Weird Boy est superbe, elle signe magistralement le morceau. C’est un joli morceau mid-tempo, avec un super groove et qui s’excite un peu sur la fin. Sur Until qui suit, l’intro est très prog metal, avec un riff qui arrache tout. La suite est très groove, avec de super contre-chants de guitare, intercalés entre les gros riffs, j’adore ce contraste. Le chant de Jay est impressionnant, il semble très à l’aise, capable de tout chanter. Ça monte encore d’un ton sur la fin, avec deux brefs solos assez agressifs, bien envoyés dans la poire. L’arrêt est brutal.

Ça contraste avec To My Old Man, un morceau dans lequel Jay s’adresse à son père récemment disparu. C’est encore mid-tempo et très émouvant, le chant y est magnifique, les arpèges de guitare d’Aurélien et Alex, sur le break aussi. Sur le break, qui me fait un peu penser à du Haken, le son de la basse est énorme. Jay alterne les chants (hurlé, rappé, clair) avec une aisance impressionnante, le reste du groupe assure des chœurs.


On termine (hoooooooo déjà !) avec Visions, là encore l’ambiance guitares/basse me fait penser à Klone. J’aime beaucoup le contraste entre les couplets plutôt posés, arpégés et les refrains plus agressifs et bien riffés. Jay est encore impeccable, bien épaulé par de bons chœurs.

Une bien belle découverte, en ce qui me concerne, l’année commence fort. J’avais pour principe de ne pas donner de coup de cœur à un EP, mais je crois que je vais faire une petit entorse à la règle, tant je trouve cet EP, riche en émotion, en mélodie et digne de toute votre attention.

Tracklist d’Icarus :

01. Eyes wide shut
02. Weird boy
03. Until
04. To my old man
05. Visions

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