Annoncé comme un groupe de metal symphonique, ou power metal ou metal gothique (bon faudrait savoir les gars…Et la fille puisqu’il s’agit ici d’une chanteuse), Serpentyne nous arrive d’outre-Manche (Royaume Uni pour les trois du fond qui roupillent), mais loin d’être des lapins de trois semaines non plus puisqu’il s’agit ici de leur cinquième album déjà. Les quatre premiers étant passés sous les radars de notre ô combien illustre webzine, c’est soit un oubli, soit volontaire. La réponse à cette question vitale se trouvera vraisemblablement à la fin de cette missive ou entre les lignes qui vont suivre.
Faisons les présentations de nos anglais avec au chant Maggiebeth Sand, à la guitare Lee Willmer, à la basse Nigel Middleton (rien à voir avec la famille Royale, quoi que j’en sais rien finalement), Marco Biagini à la batterie, et John Haithwaite aux claviers. Nos estimés lecteurs auront bien remarqué que les claviers, la chanteuse, on part tout droit sur du metal symphonique, ce qui, sur le papier ne risque pas de déplaire à l’auteur de ces lignes. Et bim ! Ce qui devait arriver arriva dès Prophetess Of Dreams, le suspense aura été de très courte durée puisque effectivement nous sommes face à un énième groupe de symphonique. Il n’empêche qu’en tendant l’oreille, une grosse ligne de basse bien mise en avant, accompagnée d’une grosse frappe sympa vont donner un truc un peu speed, mais rendant l’ensemble très entrainant et surtout ça se marie à merveille avec le chant, les chœurs et l’orchestration.
Si la suite avec Into The Night est moins speed, le morceau reste néanmoins efficace grâce à son refrain typique du genre qui reste bien au fond de la caboche, et mention spéciale à Maggiebeth et son envolée lyrique en seconde partie…Whoua Bon dieu ! Je n’ai plus les mots moi. Serpentyne reste dans les clous dans ses enchainements puisque Dangerous Mind est encore une fois un morceau de metal symphonique légèrement speed avec des guitares qui envoient le gros son. Simple et efficace, moi j’adhère car on remarque que le groupe a trouvé son style et sa singularité, ce qui est extrêmement dur dans le metal symphonique aujourd’hui (mais j’ai déjà eu ce débat, il faudra revoir les leçons, toujours les trois du fond). Et tant qu’a parler d’originalité, je ferais un petit aparté sur le chant féminin sur Ghosts Of Time Past car, si le timbre de Maggiebeth n’est pas le plus original que nos auditeurs auront entendu vu le nombre de chanteuses de metal symphonique actuellement en activité, ses envolées et sa justesse font que l’examen est réussi haut la main, et je dirais presque avec aisance. Le groupe se perd sur Run For Your Life en tentant une sorte d’horror metal un peu foiré et au refrain pas terrible.
Un faux pas à oublier bien vite pour arriver sur Evil From Within et l’apparition d’un chant clair masculin pour épauler la chanteuse. C’est une idée géniale tant ça marche, avec l’apport en plus de Marco Biagini dont la batterie fait ici des merveilles. Avec Evil From Within, Serpentyne tient ici l’un des meilleurs titres de cet opus. Le groupe va faire son second faux-pas (encore que le mot est un peu fort) avec Séance qui rappelle un peu Run For Your Life avec ce refrain facile. Heureusement que les « hé-hé » de ce dernier sauve ce titre du naufrage, ça passe tout juste. Mais pas le temps de s’apitoyer sur ce titre qu’arrive March Of Death bien plus bourrin qui voit le retour à un tempo plus soutenu, encore le taf du duo basse / batterie qui fait des merveilles sur tout l’album. Le duo vocal masculin / féminin donne une ampleur supplémentaire au titre qui tape dans le mille. Le final Promised Land clôture à merveille cette galette, le groupe reprend tous les éléments qui fonctionnent pour un titre d’une belle richesse. Ici c’est guitares / basse / batterie au diapason avec un solo juste énorme.
Il va falloir maintenant se pencher sérieusement sur les précédentes productions du groupe car, je dois aussi l’avouer, je les ai découverts avec Tales From The Dark. Ce dernier d’ailleurs ne manque le coup de cœur qu’à cause de ces deux titres légèrement en dessous. Pour le reste c’est un quasi sans faute.
Tracklist de Tales From The Dark :
01. Prophetess Of Dreams 02. Into The Night 03. Dangerous Mind 04. Ghosts Of Times Past 05. Run For Your Life 06. Evil From Within 07. Dreamer 08. Seance 09. March Of Death 10. Promised Land