Artiste/Groupe:

Sanctum Pyres

CD:

He Who Remains

Date de sortie:

Mars 2026

Label:

Indépendant

Style:

Power Metal Mélodique

Chroniqueur:

Le Diable Bleu

Note:

16/20

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En tant que premier album, He Who Remains marque l’entrée de Sanctum Pyre. dans le monde du Metal ! Sur cette grande porte, il est même indiqué "Entrée des Artistes" en lettres d’or. Leur musique correspond parfaitement à la définition de l’epic Metal, avec une forte emphase sur les gammes orientales, évoquant des groupes comme Arrayan Path et Warlord. Les origines du groupe sont principalement grecques, puisque Nikos Tzouannis (Battle Symphony) en est le cerveau, responsable de la composition donc de la musique et des paroles, tout en assurant occasionnellement les claviers. Mike G. s’est chargé du mastering, a enregistré les guitares et la basse, et a programmé la batterie. Rob Lundgren, débarquant de Suède, connu pour son travail notamment dans Mentalist (je ne vous ferai pas la liste des ses indénombrables participations dans d’autres formations), qui assure le chant. Nous y reviendrons plus longuement, car sa participation est primordiale.

Parfois fan de musique épique, surtout si les voix sont justes. sinon, c’est rédhibitoire (hop direct poubelle), ma première rencontre avec Sanctum Pyre s’est faite via le single The Oath. J’avais immédiatement accroché, dès que l’introduction lente a mené au refrain, j’ai su qu’il me faudrait alors écouter l’album en entier. On trouve dix titres sur la version disque et un morceau supplémentaire exclusif sur Bandcamp (Stand), soit onze compositions au total.

J’ai mon lot de remarques, mais comme il s’agit d’un premier album, je les garderai bien pour moi. Je vous laisserai vous faire votre propre opinion. Alors oui, certaines qualités un poil outrées, pourraient entrainer quelques points à améliorer lors de futures sorties. Dans l’ensemble, c’est un très bon album et un excellent premier album. Dont on pourra louer les vertus au fil des écoutes. Les points forts et les principales raisons de l’écouter résident dans la qualité des chants, les guitares solistes et la richesse des mélodies. Concernant le premier point, Rob fait un travail remarquable avec une performance passionnée, axée sur un chant théâtral et dramatique, sans que mes oreilles et le reste ne suspectent le pathos ou l’outrance du genre. Les chœurs, quand ils sont utilisés, amplifient le résultat, comme le montrent parfaitement The Hammer and the Cross et The Oath parmi d’autres. Il n’est pas seul, puisque Thomas Karam (Canada) est invité sur Daughter of the Wind aux côtés de la très agréable surprise qu’est Shlomit Levi (Orphaned Land). Pour bien isoler la voix de Rob de l’ensemble, je vous recommande The Veil is Torn où il officie seul.

Et comme il m’a souvent été reproché d’être brouillon, voici une liste détaillée, ce sera plus simple d’appréhender l’articulation vocale (et autre) de ce bouillonnant Sanctum Pyre :
Chant : Rob Lundgren 
Thomas Karam : d’autres voix sur 9 & 10 
Shlomit Levi : d’autres voix sur 9  
Cristina Reyes : d’autres voix sur 8 
Nikos Tzouannis : La Musique, Les Paroles, L’Orchestration 
Mike G. : Guitares, Basse, Programmation De Batterie, De Mélange 

Pour ce qui est des guitares solistes, que dire en évitant les platitudes habituelles qui collent à ce style Sympho oriental ? C’est là, que résident les similitudes les plus fortes avec Warlord, ce qui n’est pas le moindre des compliments. She was Flame en est un parfait exemple, mettant en lumière le jeu émotionnel et les vibes orientales qui parcourent tout l’album. Je ne suis pourtant pas des plus fans de ces mélodies, mais des groupes comme Myrath et Aeternam qui œuvrent avec cette intention d’apporter quelque chose d’autre à notre monde Metal. Les guitares rythmiques et la basse jouent un rôle de soutien, servant de fondation solide. Mention spéciale à la batterie. Sans être très technique ou complexe, elle possède un bon groove et la franche volonté d’en découdre. Bon voilà, pas plus malin que les autres, je n’ai pas évité les platitudes du genre Sympho oriental...

Passons à la production,  celle-ci valorise les voix et les solos, qui, comme déjà mentionné (au moins trois fois !), forment le cœur battant fort de cet l’album. Certains, sans doute les plus énervés de chez nous, auraient aimé des rythmiques plus marquées. En revanche toutes les mélodies qui comptent sont bien placées en avant de la scène et sonnent très propres, très jolies, très polies également.

Une petite observation (pourtant j’avais promis que de ça, pas question...), Daughter of the Wind a été produit dans un studio différent, en Argentine si j’ai bien tout compris, et ce point se sent. Placé vers la fin de la tracklist, les instruments sonnent plus « sales », ce qui crée une légère dissonance dans la cohérence de l’album. Tout est pardonné, car il s’agit d’un morceau remarquable. Le cri en introduction est à couper le souffle, Shlomit est tout simplement époustouflante, et l’instrumentation ne fait que de se bonifier au fil du morceau. Écoutons ce Daughter Of The Wind très punchy à la sauce arabisante, la plus épicée de l’album.

La tracklist demeure solide sur l’ensemble, avec une volonté (pas sûr pour autant), de monter en puissance. Du coup l’intensité est croissante et gagne en muscles. Pour ma part, je ressens qu’elle prend son envol à partir de Pay the Price. Pour s’achever en apothéose... mes brillances préférées sont Daughter Of The Wind, She Was Flame, He Who Remains et Break Thy Chains. Ce sont des parties exceptionnelles, il est important de les mettre sous les feux de la rampe. Écoutons ce Daughter Of The Wind très punchy à la sauce arabisante et dans lequel 

Après de nombreuses écoutes (toujours le sens de l’exagération), je n’ai trouvé aucun morceau à zapper, ce qui est un très bon signe. He Who Remains est clairement une bien belle réussite pour Sanctum Pyre. Certains aspects restent encore un peu rugueux, mais cela apporte en contrepartie beaucoup de personnalité. Il suscite énormément d’émotions à travers les paroles, ce qui devrait plaire aux fans du genre, toujours prompt à dévorer intellectuellement leurs groupes préférés.

Ses créateurs ont clairement mis une partie de leur âme dans ces compositions, et le fait se livrer n’est pas seulement louable, il permet en outre d’apprécier l’ensemble de l’album à la hauteur du travail consenti. J’espère que ce ne sera pas qu’un excellent début, orphelin d’une suite, et qu’ils conserveront cette verve. Assurément, ils pourraient encore faire des merveilles. En attendant, je garderai leur premier album à portée de main, car c’est le genre de musique que l’on aura envie de réécouter souvent et de partager encore plus.

Tracklist de He Who Remains :
01. Break Thy Chains
02. Ride Through Fire
03. Behold The Thrones
04. Pay The Price
05. The Hammer And The Cross
06. The Oath
07. She Was Flame
08. He Who Remains
09. Daughter Of The Wind (feat. Thomas Karam & Shlomit Levi)
10. The Veil Is Torn (Exclusive CD Bonus Track feat. Thomas Karam)

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