BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Trio Belge composé de Mathias M. Van Hulle à la batterie, chant et Surpeti, Michael Lombarts à la basse et Sam Coussens à la guitare et au chant. Il doit se passer quelque chose à Malines en Belgique, une effervescence particulière, une atmosphère propice, l’envie d’aller y passer des vacances en immersion ! En effet récemment la ville Belge nous a sorti les groupes Psychonaut, Hippotraktor et donc Pothamus. Rien que ça ! La nouvelle ville du post metal ? On peut le dire.
Un premier EP « I » en 2016, puis un premier album en 2020 : « Raya » et en 2025 « Abur », Pothamus ce ne sont pas les premiers venus. Fort d’une expérience scénique qui les aura menés jusqu’aux scènes du ArcTanGent festival, Eurosonic, Motocultor, ils reviendront cette année au Roadburn.
Si je vous dis que dans mes groupes préférés il y a Cult Of Luna, qu’une de mes révélations de 2023 était le metal tribal de Bloodywood, que j’aime beaucoup The Ocean, qu’un de mes albums de metal préféré est Roots de Sepultura, vous vous doutez bien que quand j’ai écouté les premières minutes de Abur de Pothamus ça m’a rapidement intéressé et intrigué.
Quelque part entre Amenra, Briqueville, Heilung ou Wardruna, Pothamus a donc judicieusement choisi d’ajouter des éléments tribaux dans sa musique.
Ces éléments tribaux, on les retrouve dès le premier morceau, Zhikarta est envoûtant, transcendant.
Assez rapidement après une ou deux écoutes je me suis dit que cet album ferait une parfaite BO. Chaque titre de cet album me faisait visualiser une scène de film. Ça s’est confirmé au fil des écoutes, c’est donc parti pour une chronique BO.
Le premier morceau, Zhikarta, me plonge directement en plein territoire indien. Le côté percussion/tribal bien présent sur ce morceau apporte une tension palpable et me renvoie au fameux et fabuleux Roots de Sepultura enregistré avec la tribu indienne Mato Grosso au Brésil. Avec cette tension et cette montée en puissance de ce titre, c’est un peu comme si les Mohawks s’apprêtaient à livrer un combat sanglant contre les Maoris.
Ravus est un peu plus aérien, plus léger dû à la voix plus dans les aigus et plus planant. Ici j’imagine les grandes vallées Écossaises ou Irlandaises, la fraîcheur de l’eau des rivières, la pluie qui détrempe les champs bien verts. Le surpeti qui termine le morceau éloigne le groupe du côté tribal pendant un instant et apporte de la variété.
Ce même instrument aux sonorités synthé ancien lance les hostilités sur De-Varium. Un morceau qui collerait parfaitement pour un moment dramatique, triste. Une scène poignante où le héros aurait perdu pour toujours sa bien aimée. Tout au long des 3 minutes cet instrument original est présent, ce titre un peu à l’écart des autres fait un peu office de transition, une bien belle transition.
Sur Savartuum Avur, c’est le retour des percussions, le retour de la noirceur aussi, de la tension également. Ici la bande son collerait bien pour un un tueur en série qui observe et se rapproche de sa prochaine victime. La montée en puissance, le son énorme et les percus et la batterie qui claquent, ajouté au chant hargneux font de ce morceau une vraie œuvre tout en maîtrise.
Ykavus serait bien adapté pour un film post apocalyptique. Le héros seul dans la ville désertique doit œuvrer pour sa survie.
Ce morceau très introspectif et mélodique est touchant de sincérité. L’arrivée des percussions à la quatrième minute rajoute du corps et du coffre. Sûrement le plus beau morceau en termes d’émotions véhiculées.
C’est le morceau titre de l’album Abur qui termine le travail. Celui-ci me fait penser au moment où le héros se prépare pour la scène finale, le combat final qui pourrait engendrer sa mort. La tension est à son comble, il n’a pas le droit à l’erreur. Les percussions sont une nouvelle fois bien présentes, puis la voix apporte un surplus d’âme. Un final explosif, 6 titres avec leurs propres univers, 6 tableaux différents mais complémentaires.
Découvert avec cet album, Pothamus sera sûrement dans mes découvertes de l’année tant l’univers post-tribal du groupe m’aura séduit.