Figure du rock progressif instrumental, Plini nous vient d’Australie. Né en 1992, de son vrai patronyme Plini Roessler-Holgate est parfois associé à la scène djent, metal progressif ou rock progressif. Le spectre est varié mais cette dernière terminologie me semble pas mal. Quoique écoutez Manala sur ce An Unnameable Desire et vous m’en direz des nouvelles. Un bon gros riff que n’aurait pas renié unAnimals As Leaders avec lesquels Plini a déjà tourné par le passé.
Batteur à la base, Plini est un touche-à-tout surdoué et si ses sorties studio sont souvent espacées de plusieurs années (An Unnameable Desire est seulement son troisième disque en une décennie), il multiplie les collaborations et autres featurings (Sungazer au hasard). Fortement influencé par un Joe Satriani, Plini est un musicien, un vrai. Il aime à explorer et bien que soliste, le partage entre musiciens sur scène l’enthousiasme. Il suffit de le voir live où il cherche régulièrement du regard ses comparses. Tiens ses musiciens parlons en car ils sont bons. Simon Grove à la basse groove (ok facile celle-là) impeccablement bien, Chris Allison tape fort derrière ses fûts et au piano Dave Mackay assure le job. La liste d’invités est longue avec des section cordes qui apportent un réel plus.
La musique de Plini est riche, l’australien aime à aller dans de l’expérimentation sonore, c’est très plaisant à écouter. On se laisse (em)porter par ce rock instrumental inspiré et créatif. Les fans de guitariste vont se régaler. Plini rassure aussi par sa sobriété et simplicité. Ça nous change des guitares héros des années 80 plus adeptes de la démesure. Les temps ont changé … Les origines australiennes doivent jouer un rôle aussi dans cette attitude. Un très bon disque de rock progressif instrumental. Mention spéciale à l’artwork, très arty avec cette main en feu en bas à gauche, joli symbole pour un guitariste.