Artiste/Groupe:

Pirate Queen

CD:

Ghosts

Date de sortie:

Novembre 2023

Label:

Despotz Records

Style:

Pirate Metal

Chroniqueur:

KABET

Note:

15/20

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Ohé moussaillon, apportez-moi ma longue-vue, j’ai un navire inconnu en vue ! Ce qui est sur c’est que ce n’est pas Jack Sparrow et son Black Pearl, ni Barbe Noire et son Queen Anne’s Revenge, et encore moins le Capitaine Haddock et sa Licorne. Je règle la mire pour y voir plus clair car un nom est indiqué sur leur drapeau flottant à ces flibustiers. Il s’agit de Pirate Queen qui fonce droit sur nous avec son navire Ghosts, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles sont bien remontées les navigatrices puisque l’équipage est entièrement féminin avec Luna Lyss Shin à la basse, Victoria « Pearl » Fata-Morgana à la guitare et Destiny Grieflord également à la guitare, Raindrop Oceanus aux futs (pas de rhum), et Her Majesty Maria Aurea au chant. Ce combi s’étant autoproclamé fondé en 1523, elles nous reviennent 500 après pour nous détrousser les oreilles avec leur première galette Ghosts dont l’univers, vous l’aurez surement deviné, évoque non pas la campagne ou la forêt, mais bien la piraterie et tout ce qui tourne autour. Nos flibustières se revendiquent internationales, ou plutôt de Lyxion, une île flottante qui erre dans le triangle des Bermudes.
Et à ce stade je viens de perdre la plus grande partie de nos estimés lecteurs dont les lectures des chroniques de ce webzine sont à des lieues (marins) de ce qui vient d’être décrit ci-dessus. Et pourtant, si l’auteur de cette missive a pris le temps nécessaire de s’y pencher c’est que l’abordage est proche, et Pirate Queen risque d’en démâter plus d’un parce qu’au-delà de l’image donnée et des références qui font penser à un mauvais Disney, tous les clichés et poncifs étant bien présents et ancrés, c’est avant tout, et c’est de là que vient la surprise, un excellent album de métal assez vénère et bourrin qui nous renvoient plus dans les tempêtes marines que sur les plages paradisiaques.
Pour porter cette piraterie en musique les demoiselles balancent d’entrée la sauce sans intro planante avec Pirates Of The Sea, un titre qui fleur bon le son nightwishien, presque trop même car la comparaison est indéniable, mais cette entrée en matière coupe l’herbe de tous ceux qui, au regard du décorum du groupe allait tirer dessus à boulets rouges.

C’est bien vu, et la suite sera du même acabit et permet de redorer un blason aux allures de Disney movie. C’est même plutôt péchu par moment avec de grosses guitares sur In the Search Of Eldorardo ou encore la batterie très en avant et bien bourrin sur Santa Lucia. Y’a pas à tortiller, on est bien en présence de métal, même si l’image reflétée par le groupe incite à penser la contraire. Le seul hic, c’est qu’avec six titres (dont un Siren’s Tears qui s’apparente plus à un interlude) c’est trop court tellement le groupe nous emporte sur les flots avec Ghosts, je ne tiens pas compte de la version Radio Edit et instrumental de Ghosts. Une fois passé par l’appréhension de leur apparence, de leur univers grand-guignolesque, il faut reconnaitre que l’équipage Pirate Queen assure un max dans leur style. Si la bonne idée de se produire avec un décor qui fleure bon la piraterie, avec en sus leur son bien métal, il est fort à parier qu’on passe de bons moments de bravoure avec elles en concert.


Tracklisting de Ghosts :

01. Pirates From The Sea
02. Siren’s Tears
03. Ghosts
04. In The Search Of Eldorado
05. Santa Lucia
06. Open Fire
07. Ghosts (radio edit)
08. Ghosts (instrumental)

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