Artiste/Groupe:

Pallbearer

CD:

Forgotten Days

Date de sortie:

Octobre 2020

Label:

Nuclear Blast

Style:

Doom Metal

Chroniqueur:

ced12

Note:

16/20

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Serait-ce cet automne 2020 étouffant qui m'avait poussé à aller vers des formations plus doom ? Non décidément, il est temps qu’elle cesse cette crise sanitaire, mon cas devenant problématique ! Déjà que je me suis lancé dans du My Dying Bride. Il n'en demeure pas moins que cette scène est, je l’admets volontiers, plutôt intéressante (et ce n'est pas fini, le Asphyx dans un registre plus death débarquera en Janvier 2021). Pallbearer n’ayant pas eu les honneurs de notre webzine depuis 2014, quelques rappels ne me semblent pas représenter une perte de temps. En anglais, les pallbearers, ce sont les porteurs et il est fait référence à ceux qui ont l’honneur d’avoir la charge des cercueils. Ok, on est bien devant un groupe associé à la scène doom. Rien à voir ici avec la vidéo virale mettant en scène des porteurs de cercueil en Afrique, véritable phénomène lors du premier confinement. La formation du groupe date de 2008 et c’est ici le quatrième disque du groupe de Little Rock – Arkansas (le second chez Nuclear Blast). Oui, il était temps que nous nous penchions de nouveau sur ces talentueux Américains.

Surtout qu’il y a de quoi en intéresser plus d’un. Ok je vous ai orientés vers la scène Doom, cité My Dying Bride, mais la principale influence ici selon moi, c’est le Black Sabbath époque Ozzy. Il y a clairement de cette parenté dans le chant de Brett Campbell. Idem concernant les guitares de Devin Holt (et du même Brett Campbell). Si vous aimez le Black Sabbath des débuts, je ne peux que vous orienter vers Pallbearer. Pour continuer les comparaisons (qui n’ont pour but que de donner des repères aux lecteurs), cela m’a rappelé un peu Kadavar (eux-mêmes influencés par le Sabbath Noir, la boucle se bouclant très bien) à la différence que, malgré mes tentatives de bonne volonté, Kadavar je m’en lasse vite. Je ressens un peu moins ce souci avec Pallbearer, plus intéressant sur la durée à mes yeux. Et pourtant, je ne suis pas un immense fan de Black Sabbath (aucune offense, ce n’est pas ma génération ni ma tasse de thé). Huit titres, une grosse cinquantaine de minutes qui passent bien, idéal pour passer un bon moment, un peu sombre tout de même (à haute dose, je bloque sur le doom, 'faut pas m’en vouloir, ça finit par vous peser ces guitares bien lourdes, cette atmosphère étouffante).

Pour les fans des groupes (prestigieux) cités ici, vous pouvez y aller sans problème. C’est du bel ouvrage. Pour les autres, ça se tente, c’est bien fait, très professionnel, bien produit, bref un bon groupe que voilà. Et puis mention très spéciale à cet artwork magnifique, peinture surréaliste qui me fait penser à du Otto Dix (découvert au Kunstmuseum de Stuttgart alors que j’attendais le pote sur la route du Summer Breeze. Eh oui, les routes du Metal offrent de jolis détours). Il eut été dommage que les Portes du Metal ne s’intéressent pas à ce Forgotten Days. Au lecteur, si ce n'est déjà fait, de leur ouvrir la leur.

Tracklist de Forgotten Days :

01. Forgotten Days
02. Riverbed
03. Stasis
04. Silver Wings
05. The Quicksand Of Existing
06. Vengeance & Ruination
07. Rite Of Passage
08. Caledonia

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