Si un jour l’on m’avait dit que je serai en mesure de chroniquer un tel album… Alors que, depuis déjà quatre années (oh, le coup de vieux…), pas la moindre entorse, bien accroché à ma ligne de conduite, évitant toute compromission avec le monde du hard rock ou autre succédané de NWOBHM… Eh bien voilà, la rechute. Pataflo (gamelle en montagnard). Je vais me faire brancher sévère par ce gredin de Ced. Bon, je dirais que l’idée vient du Sieur Kabet, et que je voulais l’aider, le sentant en souffrance, empêtré dans les dix-huit chroniques de sa quinzaine prolifique… lui follement adepte des chroniques "Re-prise de Son" de vos APdM. En attendant, relançons le petit train des souvenirs. En voiture, Simone.
Le groupe de hard rock et heavy Metal Nerve Star vient de livrer son White Hot. L’album sera publié en indépendant et sera disponible en vinyle, en CD, ainsi que sur toutes les plateformes numériques et de streaming majeures.
Fondé en 2021, Nerve Star puise dans une large palette d’influences classiques, mêlant hard rock des années 1970, heavy Metal des années 1980, NWOBHM et énergie post-punk pour forger un son bâti sur des riffs entraînants, une rythmique puissante et des duos de guitares alléchants. Après une première phase de collaboration à distance, la formation s’est stabilisée avec Joss Thorley à la basse, Chris Billinghurst à la guitare solo, et l’adoption définitive du nom Nerve Star.
En 2023, le groupe, so british, a franchi une étape décisive avec l’arrivée du chanteur Matt Oakman, suivie par celle du guitariste et producteur suédois Janne Stark, dont l’expérience dans le Metal, la Prog et la NWOBHM a apporté à la fois expertise et cohérence au projet. L’implication de Stark a également conduit au recrutement du batteur Peter « Trumpeter » Svensson, originaire de Suède, complétant ainsi la formation.
Les sessions d’enregistrement se sont déroulées entre la Suède et le Royaume-Uni tout au long des années 2024 et 2025. Les parties de guitare et de batterie ont été enregistrées dans les studios de Janne Stark en Suède, tandis que les voix, la basse et les guitares supplémentaires l’ont été aux Raw Studios en Angleterre. L’album a été produit par Mike Dixon, enregistré et mixé par Rasmus Bom Andersen, et masterisé par Andy « Hippy » Baldwin aux studios Metropolis de Londres. Et l’on peut dire que la production est de très bonne facture. En revanche, mention « Special Horror » pour la pochette… jetez un œil au truc, juste un : plus, et vous risqueriez de devenir aveugle.
White Hot comprend treize titres, principalement des reprises soigneusement sélectionnées parmi des pépites méconnues du hard rock et du Metal des années 1970 et 1980, aux côtés de compositions originales signées Janne Stark et Chris Billinghurst. L’album se clôt par un morceau spécial, Richard III, mettant en scène les trois guitaristes solistes du groupe, avec la participation exceptionnelle du légendaire Tony Bourge, qui a enregistré ses parties au Pays de Galles. Sur ce premier album, onze morceaux sont des reprises de titres underground des années 1970-1980, et deux sont des compositions originales. Le groupe a donc surtout mis l’accent sur la redécouverte de pépites méconnues, avec une touche de création personnelle pour équilibrer le tout. Un vrai travail d’archéologues du Metal ! Mais des archéologues qui ne viennent pas là pour vendre des vieux os tout vermoulus. Rongez en un, et rouziguez ce Precious Rock jusqu’à la moelle.
À la fois sorte de tribut aux vieilleries du monde Metal et plongée dans un hard rock old school, ces deux points avaient tout pour me faire fuir très loin… et bien raté. Par miracle, je dois reconnaître que le travail est impressionnant.
Je vous laisse rechercher les références en faisant appel à vos vieux neurones endormis… et vous nous enverrez vos réponses aux APdM. On comparera, histoire de jauger votre niveau de culture rock… Ce n’est pas un jeu ridicule — on vient justement d’arrêter les jeux de chroniques au moment où l’on venait de commencer. Disons un défi discret entre nous.
Allez, je vous aide, connaissant parfaitement les fainéants, dont je suis un fier ambassadeur, voici les onze reprises : Precious Rock – Axtion (1985, USA) Feel Like King – Thunderbolt (Allemagne) Black Ice – Aragorn (1981, NWOBHM) Black Jack – (Jack Ashford (?), BOF du film Black Jack, 1978, funky metal) Hard Rain Fallin’ – Sir Lord Baltimore (1971, proto-metal) The Harder The Better – (groupe non précisé, groove texan) Space Ritual – Warlock (Espagne) Richard III – Tredegar (années 80, Pays de Galles, avec Tony Bourge) Hell On Wheels – (inspiration Deep Purple, mais reprise d’un autre groupe underground) Crash Course in Brain Surgery – Budgie (avec Tony Bourge, bien que ce titre soit surtout connu via Metallica) In For The Kill – Budgie (reprise du classique, avec participation de Tony Bourge)
Mettez vous ce Hell On Wheels, qui pourrait bien vous rappeler le Priest de la belle époque. C’est plus que bien foutu, non ?!
Un premier album intelligent, original et qui déménage, à la production XL, porté par des musiciens talentueux, qui réussit surtout le pari de nous faire redécouvrir de nobles vieilleries… Vive l’archéologie, Docteur Jones. Même si celle-ci, doit me faire passer pour un infidèle à ma propre ligne de conduite. Tans pis, et promis, vous allez vous régaler.
Dans l’incapacité d’imaginer ce que ce White Hot pourrait provoquer chez vous (fuite, acouphènes, vomissements…), pour ma part, cela me donne surtout envie de me laisser pousser les cheveux et de reprendre les concours d’air guitar devant la glace… Vous nous direz, promis également ?
Tracklist de White Hot :
01. Hell On Wheels 02. Black Ice 03. Say It To My Face 04. Winner Takes It All 05. Cool Calm And Connected 06. Black Jack 07. Hard Rain Fallin’ 08. Space Ritual 09. The Harder The Better 10. Lone Orbit 11. Precious Rock 12. Feel Like King 13. Richard III