Artiste/Groupe:

Metal Cross

CD:

Soul Ripper

Date de sortie:

Février 2022

Label:

From The Vaults

Style:

Heavy Metal

Chroniqueur:

Blaster Of Muppets

Note:

14.5/20

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Metal Cross, dont ce Soul Ripper est le premier véritable album, n’est pas un groupe totalement sorti de nulle part mais j’avoue que je n’en avais absolument jamais entendu parler jusqu’à très récemment. Le dossier de presse me fait culpabiliser et douter de mes capacités de "gars censé s’y connaître un peu en metal" puisqu’il brosse le portrait d’une formation culte de Heavy Metal danoise née en 1983, ayant sorti deux démos (en 86 et 88) qui auraient fait sensation dans les milieux underground avant de splitter... puis se reformer dans les années 2010, participer à quelques festoches (en compagnie de leurs potes Artillery) et ENFIN sortir en ce début 2022, son premier album studio longue durée. Très attendu par certains donc... mais pas par moi. Des formations "cultes" pas très connues, il faut savoir que de nombreux labels nous en "vendent" par paquets de douze tous les mois alors méfiance. Cependant, en parcourant vite fait la petite bio qui accompagne l’album, je croise la mention "pour fans d’Armored Saint, Riot, Metal Church et Artillery". Là aussi, la méfiance est de mise... mais quand même, ces références me parlent sacrément. Alors je me suis lancé, me disant qu’après tout, on ne sait jamais... on n’est pas à l’abri de tomber sur une petite pépite. 

Après l’écoute de quelques titres, petite satisfaction personnelle : je n’ai pas perdu mon temps... j’ai bien fait de me pencher sur Metal Cross. Je ne suis pas bouleversé au point d’en tomber de ma chaise mais point besoin de trente-six écoutes pour se rendre compte qu’on a affaire à quelque chose de très solide. My Time se charge d’ouvrir les hostilités avec panache. Gros riff carré, section rythmique et puissante, on se situe bien dans un univers à mi-chemin entre le heavy d’Armored Saint, celui (légèrement teinté thrash) de Metal Church et un aspect "locomotive européenne" (pour ne pas dire teutonne) à la Accept. C’est du metal direct, rentre-dedans, puissant, franchement old-school dans son écriture mais moins dans sa production histoire de ne pas être confondu avec un produit âgé de plusieurs décennies. Pas d’arrangements particuliers, pas de clavier... les guitares entendent bien faire la loi (et elles y arrivent car elles intiment le respect). Si la chanson titre continue à mélanger heavy et influences thrash (Metallica), la tradition et quelques éléments plus modernes, la troisième piste nommée Written In The Sand part dans une autre direction en ajoutant plus de mélodie à sa recette (les leads de guitares sont mélodieux à souhait, un clavier discret fait son apparition, le chant est plus posé... l’ambiance est davantage travaillée) et les changements de tempo sont nombreux. C’est plus alambiqué mais non moins réussi. Cette volonté de ne pas se répéter se confirme avec Fall Of Cimbria, un titre rapide, beaucoup plus power mélodique dans l’esprit (la double grosse caisse est de sortie et l’on pense au speed allemand de la deuxième moitié des 80s).  

La rythmique de Distateful Party a presque quelque chose d’Annihilatorien mais le reste du morceau m’évoque davantage le metal allemand d’Angel Dust (notamment au niveau du chant). Encore un morceau réussi, soit dit en passant. Quand ces Danois peaufinent leur accroche mélodique, la galette se révèle assez savoureuse (Memento Mori a un refrain bien sympa avec des harmonies vocales très plaisantes)... Je me régale moins sur le robuste The Drone. Je salue ses efforts pour paraître plus contemporain, instrumentalement ça tient la route avec des breaks et solos chiadés... mais les lignes de chant me semblent un peu plates pour ne pas dire poussives. Vernal Equinox clôt l’aventure sur un heavy thrash carré avec du riff sacrément aiguisé et efficace. C’est plus classique et offre à l’auditeur la possibilité de terminer l’écoute sur une petite séance de headbanging. 

Au final, rien de bien révolutionnaire mais un ensemble costaud et varié (beaucoup de heavy, un peu de thrash, quelques soupçons de power, du metal parfois rentre-dedans, d’autres fois plus mélodique...), bien composé, très bien exécuté (la paire de guitaristes se fait plaisir, la section rythmique est ultra solide, le chanteur globalement convaincant) et impeccablement produit, avec un gros son bien puissant. Une petite découverte bien sympathique ! 

Tracklist de Soul Ripper :

01. My Time
02. Soul Ripper
03. Written In The Sand
04. Fall Of Cimbria
05. Distasteful Party
06. Memento Mori
07. The Drone
08. Vernal Equinox

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