Déjà la classe de l’introduction sur l’ouverture Void Meridian. Atmosphère gothique, voix superbe, très accrocheuse et cette mélodie qui vous plongent dans une super ambiance avant un très bon refrain. Ah les fans de musique gothique ont de quoi se réjouir avec Messa excellent groupe qui ne cesse de monter. At Races poursuit ce démarrage haut de gamme. Considéré comme une valeur montante depuis sa formation en 2014, il est permis de penser qu’avec The Spin, Messa (messe en langue de Michel-Angelo) a atteint le niveau que l’on attendait d’eux. Intégrant des éléments de cold wave à son doom metal hyper catchy, Messa touche ici à une approche plus mainstream, hyper accessible.
Et ça le fait à merveille. La voix de Sara Bianchin est un joyau, cela peut faire penser en plus catchy à celle de Jennie-Ann Smith, la grande prêtresse d’Avatarium. Plus accessible je l’ai dit avec un côté très accrocheur. Mention spéciale à la guitare d’Alberto Piccolo, grande avec des superbes riffs gentiment lourds (Fire On The Roof, The Dress). La ballade Immolation fonctionne bien, un peu de douceur dans un disque bien plaisant à l’écoute. Les italiens se paient un break jazzy sur le titre The Dress, très original, je ne m’y attendais pas et ça fonctionne bien. Cela aère bien le morceau, très réussi par ailleurs avec une vraie construction sur plus de huit minutes. Même retour positif sur le final Thicker Blood, une intro immersive, une chouette ambiance avec ensuite de beaux passages doomy.
Le verdict est sans appel. Même pour un non-fan de musique gothique / doom, ce disque m’a plu et est un vrai plaisir d’écoute. Paradise Lost ne s’y est pas trompé en les emmenant en tournée avec eux. Quand une référence absolue du registre t’adoube… J’ai vraiment accroché à la doublette d’ouverture, dont la dynamique cold wave est absolument remarquable et justifie à elle seule la découverte (si elle n’a pas déjà été faite) de ce disque. Un bien beau disque, ressorti dans pas mal de top 2025. A juste titre, la qualité y est. On rappellera que le groupe a délivré un excellent show lors du dernier Hellfest confirmant par là l’excellence de l’année 2025 des transalpins. La musique gothique reste dans une belle dynamique même si je continue d’y percevoir le symptôme d’une société peu joyeuse dont l’âme s’assombrit (temporairement). Mais ça c’est un autre débat…