Troisième album de Mastord, mais malheureusement une totale découverte pour votre humble serviteur (pas de bol, enfin pour moi tout du moins), mais si je suis en train de noircir ces quelques lignes, c’est que je viens de rattraper une partie du retard. Et grand bien m’en fait, car il s’agit d’une belle découverte que ces finlandais. Et oui nous repartons dans le froid scandinave pour découvrir le groupe qui se présente à nous, et nous invite à leur table. C’est donc la connaissance de Markku Pihlaja au chant, Jenni Roslakka aux chœurs, Kari Syvelä à la guitare et aux claviers, Antti Huopainen aux pianos et autres orgues et Hammonds, Pasi Hakuli à la basse et Jarmo Pikka derrière les futs. Alors oui ça fait du monde et la tournée de bière n’en sera que plus couteuse mais beaucoup plus sympathique.
Mais trêve de rigolades, entrons dans le sujet de cet album qui n’est pas vraiment du metal progressif, mais plus du rock progressif car le groupe a fait le choix de ne pas faire de compos rentre dedans, ou des éléments trop bourrins. L’auteur de cette missive, en l’occurrence moi, n’avait absolument pas l’idée de chroniquer ce type d’album car, confidences pour confidences (pour paraphraser une chanson dont je n’en dirait pas mots), le metal progressif c’est toujours un peu particulier pour faire politiquement correct. Plusieurs écoutes de cet album m’ont convaincu de ne pas passer à côté de ce projet atmosphérique et planant. Mastord nous transporte dans son univers dès les premières notes et jusqu’à la dernière. On ressent les plaines enneigées scandinaves et le choix de chanter dans leur langue d’origine le finlandais crante un peu plus l’œuvre dans cet univers. Comme l’album ne renferme pas de gros sons qui arrachent tout, c’est une ambiance très planante qui attend l’auditeur, les guitares se font presque discrètes, à la limite de l’excuse, les claviers prenant le lead le plus souvent. L’album alterne les morceaux en tant que tels et les ponts, ces derniers étant truffés de cordes classiques (violoncelle), ce qui donne un enchainement global qui fait de cette galette une œuvre pleine et conceptuelle dans laquelle Mastord nous invite dans son voyage.