Artiste/Groupe:

Massive Scar Era

EP:

Metal Goes Egyptian

Date de sortie:

Novembre 2023

Label:

Independant

Style:

Metal Progressif

Chroniqueur:

KABET

Note:

14/20

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Retrouver Cherine Amr avec son groupe Massive Scar Era est toujours un moment d’émotion pour tous les amateurs de metal quelque peu original. C’est grâce à son projet de groupe que la chanteuse canadienne d’origine égyptienne transcende les frontières géographiques pour harmoniser ses chansons et en faire des odes à la musique à la fois traditionnelle arabes et metal. Son septième EP (format qui semble être la norme du groupe) Metal Goes Egyptian n’échappe pas à la règle, tout en restant dans un registre progressif voire grunge Cherine y ajoutant des sonorités arabisantes qui viennent s’entremêler aux sons plus metal que l’on a plus l’habitude d’écouter sur ce webzine. Comme je le disais à l’instant dès les premières notes, la surprise est de taille pour tous ceux qui ne connaitraient pas le travail du groupe, le metal bien lourd avec une batterie très présente et des riffs de guitare acérés côtoient d’un côté une partie cordes classiques avec la présence de violon et d’un autre un univers traditionnel arabe. D’entrée, on ne peut occulter la ressemblance avec Myrath, excellent combo tunisien dont le mélange entre musique traditionnelle d’Afrique du Nord et metal est une sacrée réussite. Au milieu de cette musique pour le moins originale, on retrouve Cherine Amr au chant qui démarre à chaque fois sur une tessiture claire et parfaitement maitrisée jusqu’à growler sur chaque titre (c’est bien simple, il m’a fallu un moment pour piger que c’était la même personne qui faisait les deux). Y’a rien à redire, elle maitrise son organe à la perfection qui vient se poser exactement où il le faut sur les notes de musique sur Between Waves, titre qui introduit cet EP. Je vais faire un saut de puce (de gazelle plutôt et j’explique pourquoi juste après, je ne veux pas gâcher le plaisir) jusqu’à EndoprhinsMassive Scar Era balance un titre plus punchy où les guitares et batteries ont pris le dessus sur un titre très court mais très nerveux en clôture de cet EP.


Un petit feed back et nous revoilà au début de l’EP et c’est là que les questions se posent. Une fois l’agréable surprise de l’articulation entre les sons traditionnels et les sons lourds metal, l’alternance du chant clair et growlé de Cherine, que reste t’il ? Les morceaux sont bons, on ne va pas dire le contraire (en tout cas pas moi), mais le sentiment d’entendre un peu la même chose se fait ressentir et le côté prévisible est de suite présent tel un spectre au-dessus de l’album. De 30 Years à Colour Blind, on retrouve toujours le chant de Cherine clair au départ pour partir sur un growl et revenir sur un chant clair, une intro plutôt traditionnelle qui monte en puissance sur des sons metal pour revenir sur quelque chose de plus planant, mais à chaque fois on a l’impression du même truc, et c’est dommage, les titres se ressemblent un peu trop. Si l’idée de départ de mixer le metal à la musique traditionnelle est fantastique, l’impression de tourner en rond laisse un goût d’inachevé sauf sur le final Endorphins qui remet l’attention au centre de cet EP et dont voici un excellent extrait live pour clôturer cette chronique.

 

Tracklisting de Metal Goes Egyptian :

01. Between Waves
02. 30 Years
03. Oblivious
04. Back To The Sun
05. Color BLind
06. Endorphines

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