Artiste/Groupe:

Lorna Shore

EP:

... And I Return To Nothingness

Date de sortie:

Aout 2021

Label:

Century Media

Style:

Deathcore

Chroniqueur:

ced12

Note:

16/20

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Est-ce à cause l’aspect déstructuré de sa formule musicale que Lorna Shore a connu tant de problèmes de line-up ? Car là, on tiendrait presque un cas d’école. Multiples changements de second guitariste, section rythmique également impactée et plus inhabituel, un changement de vocaliste. Oui, on retiendra ce terme ici plutôt que celui de chanteur car ce dernier fait des « sons » plus que de réelles mélodies vocales. Ok c’est du deathcore, ça tabasse fort, dur, c’est dense, épique, plutôt barré mais question efficacité, Lorna Shore se pose là. On espère juste que le groupe n’a pas passé trop de temps sur les paroles car sincèrement, on ne comprend pas grand-chose. La puissance est là, on pense parfois à du Carnifex, grande pointure du genre s’il en est. 

Je me rends compte que moi aussi je me perds dans la bonne lisibilité de cette chronique en ayant commencé un peu par la fin (enfin le présent !) ? Lorna Shore a donc changé de vocaliste en 2021 mais Will Ramos, nouvelle recrue auteur de ce chant si barré, est déjà le troisième à s’égosiller après Tom Barber, hurleur originel de 2010 à 2018, puis CJ McCreery qui lui a tenu de 2018 à 2019 (il semblerait que ce dernier ait été viré suite au scandale Weinstein ayant lui-même quelques faits à se reprocher !). Le lecteur l’aura compris, c’est le bordel, pas très glorieux parfois, alors retenons que c’est Adam De Micco, gratteux en chef, qui drive Lorna Shore. Tout juste est-il bon de citer Austin Archey à la batterie depuis 2012. 

Que vous dire sur cet EP … And I Return To Nothingness clairement là pour présenter la nouvelle mouture du groupe même si on appréciera la possible passerelle bien nihiliste entre le précédent disque Immortal et ce retour au néant annoncé ici ? Commençons par un mot sur les breakdowns, sujet stratégique s’il en est dans le deathcore. Là, on bascule dans de l’hallucinant. On ne les voit pas venir, ces derniers semblent sortir de nulle part mais wow ça fait mal, très mal ! Le côté déstructuré surprend, positivement, et permet au groupe de se démarquer. C’est bien joué et ça tape dur !! Je vous ai déjà parlé des vocaux. Très bien, j’intègre au passage une vidéo qui a un certain succès sur Internet avec la performance de Will Ramos en une seule prise. Pas d’artifice et une prestation impressionnante. Beau cadeau pour les fans et belle preuve de transparence du garçon. Lorna Shore semble avoir trouvé selon moi la bonne recrue pour le job. Jugez-en par vous-même. 

Cette chronique de cet EP a plus pour volonté de présenter le groupe, trop inconnu à ce jour selon moi dans un style ma foi bien codifié. Lorna Shore étonne, propose une formule bluffante d’efficacité, les vocaux impressionnent par leur aspect jusqu’au-boutiste. Tant pis pour le message (il y en probablement un notez bien) mais jolie baffe que voici. En trois morceaux, ce nouveau line-up de Lorna Shore se paie une belle carte de visite. Brutal. 

Tracklist de ...And I Return To Nothingness :

01. To The Hellfire
02. Of The Abyss
03. ... And I Return To Nothing

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