Rendons-nous au Texas dans cette Amérique républicaine qui met le Feu à l’Occident en ces heures de restructuration historique pour rencontrer le groupe I Promised The World. Bon, aucun rapport entre le projet du groupe et mon introduction non dénuée d’une certaine amertume face à une Amérique devenue l’ombre (le négatif ?) de ce qu’elle a été. Ce quintet texan est en service depuis 2023 et c’est Caleb Molina qui s’est mis à composer alors que son père était décédé d’un long Covid. C’est donc dans un contexte pas évident qu’I Promised The World un temps dénommé Sinema avant d’en changer, s’est mis en route.
La musique du groupe est plutôt originale et brasse large entre post-hardcore, screamo, emo et une dimension presqu’indie. Le chant très varié que se partagent Caleb Molina et Hunter Wilson permet cette versatilité dans une offre où on entend tour à tour du Touché Amoré (pour l’aspect screamo) du Hoobastank (oui oui j’ai repensé à eux même si ici c’est bien moins aseptisé) ou un post-hardcore crié ma foi intéressant. Le rendu final est bien sympa je dois dire, c’est bien construit et cet EP permet de découvrir ce groupe.
Les cinq titres proposés ici pour une bonne vingtaine de minutes sont très révélateurs des qualités du combo et de son intérêt. On recommandera donc la découverte de ce groupe de très bonne facture dont cet EP est une bien belle carte de visite et donne clairement envie d’en entendre plus. A surveiller, indubitablement.