Hell:On

Artiste/Groupe

Hell:On

CD

Age of Oblivion

Date de sortie

Juillet 2012

Label

Total Metal Records

Style

Death Thrash

Chroniqueur

Deicide5000

Note Deicide5000

15/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Hell:On apparaît aujourd’hui sur mon radar alors qu’il existe depuis 2005. Il a pourtant partagé la scène avec des pointures européennes (Kreator, Anathema, Arch Enemy, Vader, etc...) et en est à son troisième album. Finalement, c’est un peu normal pour un groupe qui a changé plusieurs fois de nom et ne bénéficie pas de la promotion d’un gros label… De surcroît, quand on est Ukrainien, ce ne doit pas être aisé de se faire connaître partout. Hell:On n’a rien à voir avec le groupe de heavy, limite glam, californien des années 80 du même nom. Après s’être nommé Hellion en 2005, il a changé fin 2007 pour son nom actuel. Au bout de plusieurs changements de line-up, la formation actuelle semble stabilisée depuis fin 2009.

C’est donc avec intérêt que je me penche sur Hell:On (aussi connu sous le diminutif de « Hells ») qui nous livre ici son troisième album Age of Oblivion sorti en juillet 2012 sur le label Total Metal Records. A peine engagé dans mon lecteur CD de voiture, cet album me colle au siège. On ne fait pas dans la dentelle, on a un gros son, un batteur vitaminé et un chanteur qui a avalé, tout à la fois, l’ogre et le petit poucet. Dès le départ, la chanson d’entrée en matière Disaster vous fait la démonstration des capacités du groupe. En bref, une solide production avec du gros son (c’est ce qui m’a le plus marqué) qui nous envoie un thrash aux sonorités death, exécuté par de vrais musiciens (ça a de la gueule et n’est pas bâclé).

Le chant est d’inspiration hardcore avec des injonctions beuglées sans sustain – pour moi c’est le maillon faible de ce groupe. La batterie est résolument branchée death et de tonalité inspirée. La double grosse caisse est maîtrisée avec beaucoup de passages dits « contrôlés ». Le batteur ne cède pas à la facilité du déluge de notes mais se livre plutôt à l’envoi saccadé de bonnes rasades de fréquences basses. La guitare rythmique est de bonne facture avec une patte thrash sautillante. Les solis ne sont pas tous intéressants mais ont le mérite d’exister. On entend parfaitement la basse, ce qui – rien que pour ça – vaut le détour. Ce n’est pas du Steve Di Giorgio mais le bassiste a trouvé sa place et a ses propres partoches (pas toujours ce que joue le guitariste rythmique).

Je l’ai dit plus haut, le son est de bonne facture. Pas une production à la Andy Sneap mais peu de choses à lui envier cependant. Tous les instruments trouvent leur place et sont perceptibles. Pour moi c’est du quatre sur cinq en production. Pourquoi pas du cinq ? La batterie est éditée, ça s’entend et je trouve que ça y perd en relief. Difficile de trop leur en tenir rigueur puisque c’est la norme de nos jours.

Mes pistes préférées sont Emptiness - très influencée Power Metal mais avec la bonne dose de vice - et Satan. Cette dernière compo est à mon sens la meilleure chanson de l’album : belle orchestration – des claviers bien positionnés, une chanson bien amenée, une structure intelligemment pensée. Le chanteur fait un très bon usage de sa voix sur cette chanson qui se mêle bien avec son style.

A noter :

• le groupe sait s’entourer car cet album reçoit en guest Monsieur Jeff Waters et son approche guitaristique est reconnaissable même si on n'est pas fan absolu d'Annihilator (ah… je regrette l’époque Stonewall).
• La dernière piste Satan a le bon goût de décliner le Number of the Beast dans sa durée puisqu’elle s’achève après sept minutes et six secondes soit six minutes soixante-six.

En résumé :

• Ce que j’ai aimé : le son en #1 ; la section rythmique en #2 ; des breaks bien exécutés.
• Ce que je n’ai pas aimé : le chanteur me lasse car il ne module pas suffisamment sa voix.
Pour finir, quand je lis une review, j’ai toujours envie de demander au reviewer : « et toi, t’irais les voir en concert s’ils passaient à deux heures de route de chez toi ? ». Vous l’avez compris, s’ils passent dans votre ville, l’effort est minimal. Personnellement je demande à voir, vu les compos, l’énergie déployée et le soin apporté à leur son, je me lancerais volontiers à dire « oui j’irai les voir ».

 

Tracklist de Age of Oblivion :

01. Disaster
02. Bottom Line
03. Rise
04. Let It Fed
05. My Doll
06. Punk Guys (Mactep Cover)
07. Emptiness
08. Burn
09. In the Name of...
10. Voices of the Abyss
11. Satan

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