Formé en 2006, Health est un groupe californien composé de Jake Duzsik au chant et à la guitare, de Benjamin Jared Miller à la batterie et de John Famiglietti à la basse.
J’adresse une pensée particulière à Ced12 qui m’a invité à découvrir ce groupe, au regard de mes aspirations musicales.
Conflict DLC est alors le sixième album studio de la formation, sorti le 11 décembre 2025, et présenté par le trio par "More bangers, more fun ».
La galette se veut comme une troisième et quatrième face de son précédent album RatWars, en témoigne la pochette indiquant un C et un D entre les pistes nommées et le choix du nom Conflict DLC, pour "downloadable content" (contenu téléchargeable).
Vous remarquerez rapidement, dès la lecture des titres assez explicites à vrai dire, que l’album se veut sombre, abordant des thématiques difficiles.
Ordinary loss ouvre le bal avec un chant acapella laissant paraître une sensibilité notoire dans la tessiture vocale. L’instrumentalisation se développe au fur et à mesure avec un son très techno pour débuter et qui devient plus lourd avec la batterie.
Ne vous arrêtez pas aux premières secondes, et laissez-vous surprendre par la complexité qui s’étend de bout en bout du morceau.
Belle entrée en matière qui donne envie de poursuivre l’écoute avec Burn The Candles. Morceau d’autant plus dynamique et conservant cette voix très singulière de JakeDuzsik. On retrouvera à 2min40 un drop très surprenant, laissant d’ailleurs penser au passage d’un nouveau titre. Oui, dans cet album, les surprises ça ne manque pas!
Notamment avec la suite très énergique et presque violente dans la maitrise de la batterie pour Vibe Cop.
Et que dire de Trash Decade? Et bien c’est tout simplement mon morceau favori, qui m’aura inévitablement fait penser à du Bad Omens. Morceau assez mainstream de l’album, il saura assurément faire du bruit!
S’ensuit Torture II, qu’on pourrait signifier comme le calme avant la tempête. Titre de transition, qui ne dépasse que de peu la minute et est exclusivement un morceau instrumental.
Antidote continue l’album avec un rythme assez lent, dont l’ambiance s’avère assez similaire à de la dark synthwave et laissant la part belle à la voix émouvante du frontman.
La tendresse qui découle des vocalisations sera d’autant plus mise en exergue dans Darkage, portée par la partie instrumentale. On y retrouvera un tempo à la fois lourd tout en étant relativement lent.
Shred Envy débarque ensuite, et ça rigole pas! Du Shaârghot dans l’instrumentalisation, on s’imagine bien dans du post apocalyptique. On notera de justes et ponctuelles parties de scream. En concert, c’est inévitablement un son qui fera bouger les récalcitrants.
On retourne sur une rythmique plus lente avec You Died, dont le refrain, facile à entonner, fera quant à lui chanter en chœur en concert ou seul sur son canapé ou dans sa voiture. Un drop de fin de musique annonce Thought Leader, morceau un peu passe-partout, où je relève néanmoins les riffs de guitare en fin de titre qui m’apporteront quelques émotions.
Don’t Kill Yourself, parle, vous l’aurez deviné de la haine de soi.
Wasted Years apportera une certaine note de gaité avec le clavier, pouvant nous faire penser à des sons assez new wave. Le titre clôturera l’album avec une batterie violente puis une forme d’apaisement dans la sonorisation.
Belle surprise avec Health qui aura su m’embarquer dans son univers singulier et violent du métal indus et de l’électro contrebalancée avec la voix de Jake Duzsik.
La masterisation m’a néanmoins fait tiquer car il m’a semblé difficile d’accéder à la substance pure de l’album, comme si il était étouffé malgré le fait de varier mes équipements d’écoute. Choix esthétique de mixage de Drew Fulk (Knocked Loose) et Lars Stalfors (Yungblud, The Mars Volta)?
Un album composé de 12 pistes abordant des thématiques graves autour de la détestation de soi, du suicide, empreint de désespoir et de mélancolie.
Même si bien sur vous pouvez écouter chaque titre indépendamment de l’autre, toutefois l’harmonie générale de Conflict DLC amène à apprécier comme un ensemble l’album.
Je le déconseillerais peut-être aux auditeurs qui traverseraient des moments difficiles, sujets à la dépression, avec des idées noires. Face à la souffrance, la musique peut aider mais ne restez pas seul, des professionnels de santé peuvent vous soutenir.