Un peu de hardcore mélodique ici. Un ado des années 90 ne s’en lassera jamais tant ce style musical était prégnant alors. Good Riddance s’est formé en 1986 (ce qui ne nous rajeunit pas), s’est mis en hiatus en 2007 pour revenir en 2012. Ainsi exposé, ce Before The World Caves In est le dixième album proposé, le troisième depuis le retour en 2012 ce qui, avouons le, est peu il faut le reconnaître.
Le quatuor se compose de Russ Rankin (chant), Luke Pabich (guitare), Chuck Platt (basse) ces trois lascars étant inamovibles depuis les débuts. A la batterie, cela fut un peu plus compliqué mais c’est Sean Sellers qui a remis de la stabilité sur ce poste que l’on sait historiquement compliqué (coucou Spinal Tap du regretté Rob Reiner). Le gang nous vient de Santa Cruz et œuvre dans un hardcore mélodique typique de l’époque.
L’extrait d’un film qui ouvre ce disque m’a immédiatement fait penser aux Burning Heads. Et ce n’est pas la musique qui s’en est suivie qui a changé ce ressenti. Batterie galopante typique punk, voix pop-rock gentiment éraillée, guitare qui fonce, atmosphère générale fun, ensoleillée. Good Riddance renvoie à une époque, une scène d’une autre époque, d’un autre continent. Le rendu est hyper agréable, notamment cette batterie qui varie bien les tempis.
Anachronique, ce disque de Good Riddance est un vrai plaisir de fan de hardcore mélodique. Il serait intéressant d’avoir des avis des jeunes générations qui forcément n’ont pas grandi avec ce registre (à moins de parents / grande sœur / grand frère qui ont assuré dans la transmission), pour ma part, j’ai apprécié cette écoute qui offre de bonnes vibes, un sentiment agréable et bienvenu dans ce monde fadas où les dirigeants occidentaux semblent précipiter leur propre perte. Rien de nouveau dans les grands cycles historiques, mais desquels il convient de se protéger pour ne pas devenir fada !