J'étais tombé un peu par hasard sur ce projet à l'occasion de la sortie du premier album homonyme, en 2015. J'avais été d'emblée frappé par l'extrême lourdeur qui se dégageait de cette musique, qui donnait vraiment l'impression d'entendre du death grind au ralenti. Depuis, Robin van Oyen, seul participant de Gateway et dont c'est le seul projet, a fait son bonhomme de chemin avec un EP et un album en 2016.
Boundless Torture a beau n'être qu'un EP, il fait tout de même plus de vingt minutes, ce qui l'amène quasiment à la durée du deuxième album. Niveau tempo, il met la barre encore un peu plus haute (ou plutôt basse, devrais-je dire) puisque les compos sont encore plus lentes que sur le premier album ; et c'en devient encore plus pesant, suffocant. Dès la première écoute, on est en plein supplice de la chape de plomb entre ces riffs lourdingues à l'accordage plus bas que terre, secondés par une basse ultra saturée et une rythmique qui n'avance pas. Le contraste avec le titre très court Iron Storms n'est pas aussi saisissant qu'il le devrait : complètement up tempo, avec un blast limite supersonique, il n'en ressort pourtant pas moins de lourdeur. Et le dernier morceau reprend la même logique que les premiers.
Depuis le second album, Gateway est monté un peu en puissance côté production et a accentué encore un peu plus cette lourdeur caractéristique du style mais qui semble atteindre un paroxysme dans ce projet. Même si l'on imagine mal des perspectives d'évolution, il n'en demeure pas moins que les fans de lourdeur extrême en auront toujours pour leur argent avec le sieur van Oyen. Il fait certes peu, mais il le fait vraiment bien et c'est déjà pas mal.
Tracklist de Boundless Torture :
01. Boundless Torture 02. Famished Below 03. Iron Storms 04. Odyssey Of The Bereaved
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