Voilà ! Le nouvel album d’Epica vient d’arriver, et c’est à moi que revient la lourde tâche de chroniquer ici sur notre webzine. Non pas que je me plaigne de ce lourd fardeau pour mes frêles épaules de petit chroniqueur que je suis, j’étais ô combien volontaire pour m’y plonger, mais il suffit d’aller faire un tour sur la page d’Epica toujours sur notre même grandissime webzine pour voir nombre de chroniqueur émérites ayant eu l’honneur de croiser leur route, écouter, chroniquer…Entre interview, chroniques, live report, Epica fait partie des groupes qui comptent ici. Et pour couronner le tout, rien que sur la partie albums chroniqué (hors EP, live…) la moyenne des notes dépasse allègrement le 17,5/20, c’est dire si le groupe est plébiscité…Lourd challenge je disais, et ne serais-je rien qu’a la hauteur de mes pairs ?
Alors oui, j’aurai pu parler du line up, d’une rare stabilité ici qu’il mérite d’être souligné, ou commencer par l’artwork couplé au titre de cet album (Aspiral) dont l’inspiration vient du sculpteur polonais Stanislaw Szukalski (et qu’on peut entendre sur le titre du même nom en clôture de cet album). Oui la pochette reprend une œuvre dudit artiste. J’aurai pu me lancer dans une chronique qui va exposer ce que contient l’album. Toujours la voix cristalline et sublissime de Simone qu’on peut apprécier sur Aspiral, la ballade à tomber qui clôture cet opus, ou sur le titre symphonique Cross The Divide, ou encore sur The Grand Saga Of Existence. Oui j’aurai pu m’épancher sur les chœurs flippants et la grosse frappe sur Arcana qui renforce ce petit côté gothique tout juste souligné au crayon fin, ou sur le morceau mastoc Eye Of The Storm, ses growls rentre-dedans et ses riffs de guitares surpuissants bruts et sauvages. J’aurai pu aussi me pavaner sur Darkness Dies I Light – A New Age Dawns Part VII ou Metanoia (A New Age Dawns Part VIII), des épopées symphoniques truffées de changements de rythmes entre passages symphoniques et parties d’une puissance de malade qui montre une fois de plus qu’Epica tente, ose, et retombe toujours du bon côté de la tartine. Et pourquoi pas la force et la lourdeur d’Obsidian Heart également…
Finalement non, je n’ai pas envie de faire une énième chronique qui va encore raconter les mêmes trucs, une analyse des morceaux, du style, de ce qu’on aime ou pas, de dire oui ça me plait et je mets une grosse note (ça c’est fait), ou non je n’aime pas et j’allume le groupe. Je n’ai qu’une aspiration, en appeler aux amateurs de metal symphonique, de metal tout court, de ceux qui ne voient que par le chant féminin ou les growls, qui aiment les grosses guitares ou les frappes de sauvage, mais pas que ! Tous ceux qui juste aiment la musique, de mettre le CD dans la platine, le vinyle ou le mp3 peu importe, de lancer le premier titre, bien s’installer, fermer les yeux et écouter. Cet album transporte quiconque voudra faire ce test tant c’est excellent, et Epica réussit un sacré tour de passe-passe : nous faire oublier le monde qui nous entoure pendant une petite heure, nous faire voyager dans un monde parallèle au gré de leurs morceaux.
Réussir ça après déjà dix albums et plus de vingt ans de carrière, moi je m’incline, c’est un travail monstrueux pour ce qui sera l’un des albums de cette année. Vous pouvez en sortir encore plein des comme ça, entre tradition et modernité, le groupe a su se renouveler et j’ai hâte d’aller voir ce que donnent ces morceaux en live. En attendant j’y retourne pour une nouvelle écoute.
Tracklist d’Aspiral :
01. Cross The Divide 02. Arcana 03. Darkness Dies In Light - A New Age Dawns Part VII 04. Obsidian Heart 05. Fight To Survive - The Overview Effect 06. Metanoia - A New Age Dawns Part VIII 07. T.I.M.E 08. Apparition 09. Eye Of The Storm 10. The Grand Saga Of Existance - A New Age Dawns Part IX 11. Aspiral