Elis

Artiste/Groupe

Elis

CD

Catharsis

Date de sortie

Novembre 2009

Style

Gothic Metal

Chroniqueur

Ostianne

Note Ostianne

14/20

Site Officiel

Myspace

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C H R O N I Q U E

Il y a trois ans, Sabine Dünser décédait et le groupe Elis se demandait s'il allait continuer sans elle ou non. Finalement, la décision de poursuivre sa route a été prise, et ils ont choisi Sandra Schleret (ex-Dreams of Sanity et membre de Siegfried) pour assurer le remplacement. En cette fin de mois de novembre, le groupe sort donc son quatrième album, Catharsis, avec pour la première fois avec la jeune femme autrichienne au chant.

L'album débute par un Core of Life qui nous informe tout de suite que même si la chanteuse a changé et qu'elle a pu apporter ses touches personnelles à la musique, le groupe continue de livrer son gothic metal qui flirte avec le heavy-speed par moment. Un rythme qui se veut soutenu, mais qui peut aussi être assez lourd et lent ; les guitares aux accords plutôt bas, aux soli plus ou moins rapides, plus ou moins bien travaillés, plus ou moins dans le thème des morceaux. Et pour appuyer, les cotés sombres de la musique d'Elis, on a des nappes de claviers qui servent aux orchestrations présentes tout au long de l'album comme sur l'intro de Warrior's Tale, morceau qui se voit être chanté en partie par Michelle Darkness (End of Green). Titre lent, lourd et qui gagne encore en gothic grâce à l'intervention de l'invité aux côtés de Sandra. Mais on regrettera la longueur de ce morceau qui aurait gagné à ne pas être allongé via un solo et par une dernière répétition du refrain. Ce clavier permet au côté oriental de Sandra de venir s'insérer dans la musique du groupe comme sur Des Lebens Traum - Des Traumes Leben, et c'est une initiative plutôt réussie et agréable. Il faut attendre le dixième morceau (sur onze !) pour enfin entendre la ballade de l'album, toute en douceur, délicatesse, qui mêle guitares sèches et violons, quelques apparitions discrètes de cymbales, puis qui vers la fin retrouve un côté metal, avec les guitares électiques, un solo dans le ton de la chanson, et une batterie un peu plus présente ! Seule ballade, certes, mais une réussite en la matière ! Et puis, l'émotion dans la voix de Sandra est véritablement palpable !

La voix de Sandra, parlons-en ! Si sur Rainbow, elle est douce, délicate, et véritablement touchante, sur les autres morceaux, elle est plus rentre-dedans ! Pour ceux qui voulaient une copie de Sabine, bien évidemment, ce n'est pas vraiment le cas, même si certaines de ses vocalises sur The Dark Bridge peuvent faire penser à l'ancienne chanteuse, tant il est proche ! Et même si les deux tessitures sont quand même relativement proches, Sandra a sa propre signature. Pour commencer, elle apporte des touches orientales à ses vocalises, et ce n'est pas pour déplaire. Elle a une voix assez catchy qui colle plutôt bien à la musique et qui se marie plutôt bien aux apparitions de Tom Saxer. En plus d'assurer à la basse, l'homme assure aussi les parties masculines, les grunts sur la moitié des titre de l'album. Le problème avec la voix de Sandra Schleret, c'est que bien qu'elle puisse être très sympathique comme sur I Come Undone au refrain tubesque et aux accents rock, qu'elle sait moduler sa voix et donc lui donner du relief, elle peut aussi agacer à cause de sa prononciation et intonations, que ça soit sur les morceaux chantés en anglais ou ceux en allemand. Autre défaut, par moment le besoin de doubler sa voix, de la faire intervenir plusieurs fois au même moment, mais avec des lignes de chant différentes comme sur Firefly qui devient un sacré merdier à la fin !

Malgré des défauts aussi bien vocaux que musicaux, Elis nous livre quand même un bon album, qui bénéficie d'un bon son, le tout est mixé par le maître en la matière : Alexander Krull, comme pour les précédents opus. Et bien que Catharsis ne soit pas l'album de l'année, il mérite que l'on s'attarde sur ce qu'il nous offre, car ce produit n'est véritablement pas décevant.