Artiste/Groupe:

Echoplain

Vinyle:

In Bones

Date de sortie:

Avril 2024

Label:

Araki Records / Day Off Records / Kerviniou Recordz / Ged Label / Zero Egal

Style:

Noise Rock

Chroniqueur:

fabulous

Note:

17/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

C’est assez plaisant l’activité de chroniqueur quand tu chroniques un groupe comme Echoplain pour son premier album Poloroid Malibu sorti en 2021.
Un bon album prometteur qui lui avait valu la note de 14,5/20 et le statut de groupe à surveiller.
3 ans plus tard c’est les retrouvailles avec le groupe, revoilà le trio composé de Emmanuel Boeuf à la guitare et au chant, Clément Matheron à la basse et Stéphane Vion à la batterie avec un nouvel album sous les bras. 
Et c’est là que c’est intéressant, quand dès que tu as posé le vinyle sur la platine quelques minutes après tu te dis : ah oui, on dirait bien que les promesses sont tenues !
Que le statut de groupe prometteur à surveiller a non seulement pris tout son sens, mais on peut même dire que le groupe a franchi un cap, brûler les étapes et il est d’ores et déjà dans la catégorie valeur sûre du paysage noise rock français. 
Un album d’une intensité, une diversité et une maîtrise de tous les instants. 
Déjà au niveau de la prod c’est du très bon, le vinyle tourne en 45t avec une qualité de son excellent. Milla Jovovich le premier titre est une démonstration de noise rock puissant, hargneux, la guitare étant percutante, la voix dans la même mouvance, faisant penser parfois à It It Anita. Et même quand on respire un peu comme sur Closer, la qualité de composition du groupe prend le dessus, la basse est prépondérante sur ce titre. 
Avec seulement 8 titres au compteur on a vraiment l’impression que le groupe n’a gardé que le meilleur du meilleur pour nous livrer que des titres imparables. Push en est un bon exemple avec ses changements de rythmes fréquents, les premiers instants du morceau flirtant avec l’indie rock avant que ça s’emballe un peu, le morceau devenant plus torturé, saturé. La fin devient carrément rapide et in your face. Une bonne claque. 
Une jolie curiosité est le morceau Disko Boy avec la présence remarquée de la trompette de Benoit Malevergne. D’abord sur un rythme saccadé, puis frontal avec un noise rock énervé, le morceau prend une tournure plus indie rock avant ce fameux passage à la trompette qui nous fait forcément penser à Ken Mode, le groupe ayant maintenant Kathryn Kerr en membre permanent du groupe au saxophone. 
 

Autre référence de grande qualité qui démontre, si tant est qu’il fallait une preuve supplémentaire, que cet album de Echoplain atteint des sommets, c’est à It It Anita, autre référence du genre, qu’on pense à l’écoute de Jefffrey. Ce même phrasé percutant, ce même sens du riff assassin, un morceau excellent qui va à l’essentiel, sans fioritures, 2min19 absolument parfaites. 

Cerise sur le gâteau, Bourrinou conclut magistralement avec des passages à la guitare dantesques. 
Echoplain fait donc mieux que de répondre aux attentes, cet album excellent du début à la fin place le groupe directement dans le gratin du noise rock, s’assoit à la table de Unsane, It It Anita ou autre Cosse et Lysistrata. Le groupe n’a plus à démontrer et élever son talent, c’est déjà fait. Il ne reste plus qu’à confirmer. Chapeau. 
 

Tracklist In Bones :

01. Milla Jovovich 
02. Closer 
03. Chicken Run 
04. Push 
05. You Won’t Find Me 
06. Disko Boy (feat.Benoît Malevergne)
07. Jeffrey 
08. Bourrinou 

Venez donc discuter de cette chronique sur notre forum !