Artiste/Groupe:

Earthbong

Vinyle:

Church Of Bong

Date de sortie:

Aout 2023

Label:

Black Farm Records

Style:

Doom

Chroniqueur:

fabulous

Note:

15.5/20

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Après une première démo de 2 titres (mais 17 minutes de musique) sorti en 2018, le groupe enchaîne et sort la même année, quelques mois après seulement, un double LP One Earth One Bong avec 4 titres pour une heure de musique, et le morceau Drop Dead qui était sur la démo réenregistré et agrémenté de 7 minutes en plus. Earthbong propose ensuite en version digitale uniquement un enregistrement live en 2020 at TIEF, la même année, le groupe enregistre l’album Bong Rites, puis un EP en 2021 Proceed As One. Et c’est en 2023 que sort Church Of Bong

Je vais commencer cette chronique par parler du magnifique artwork, la pochette vinyle en die cut laisse apparaître deux moines ou prêtres de chaque côté de la pochette lorsqu’on la sort, l’un avec un drapeau dans la main, l’autre avec un poignard. Ils sont cachés par une arche lorsque la pochette est refermée. Quant au disque c’est un magnifique splatter tirant sur le marron/orange transparent. Place maintenant à la musique.

39 minutes, 2 titres, 19 minutes pour Bong Aeterna, 20 minutes pour Dies Bongrae, pas de jaloux. Earthbong patauge dans le doom à tendance sludge, lourd, gras et caverneux. Ici on creuse pour descendre encore un peu plus bas. 

Bong Aeterna commence par un gros riff bien gras, les curseurs au taquet dans le grave, lent et poisseux, une entrée en matière que n’aurait pas reniée Crowbar. Puis vient la voix caverneuse de Selly, là aussi ça déborde de gras et de lourdeur dans la voix du chanteur bassiste. Mais Earthbong sait aussi varier ses compos, ce qui d’ailleurs donne de sacrés bons points à cette chronique, car, sur deux fois vingt minutes, on ne s’ennuie pas. Comme sur ce passage à partir de 8 minutes où la basse de Selly et la batterie de Tommy dominent, lente et aérienne, ce passage prend de la hauteur et nous extirpe de la noirceur avec un côté orientale-psyché du plus bel effet. Après 12 minutes le rouleau compresseur reprend sa marche en avant, la guitare se faisant plus dans les aigus sur ce passage, c’est une nouvelle fois la voix de Selly qui nous rappelle qu’on est pas là pour rigoler, et cela jusqu’à la fin du morceau. 

Place maintenant à la deuxième face du vinyle, Dies Bongrae commence de manière beaucoup plus noisy. La guitare de Ogo sature, beaucoup de groove se dégage des premières minutes, les cuivres de la batterie sont beaucoup plus utilisés. Il faut là aussi dépasser la 12eme minute pour retrouver de l’accalmie, un solo de guitare vient profiter de ce moment de calme dans le morceau pour jaillir dans nos oreilles avec délice, long et loin d’être chiant, ce joli moment est un autre point positif. Rejoint par la voix, le mix entre la guitare assez dans les aigus et la voix très grave est un joli mariage. 

Déjà la fin, on a pas vu le temps passé. 
Avec cet album court en titres, long dans la durée, Earthbong assure encore un peu plus sa place dans la crème du doom. Une crème épaisse 100% de matière grasse, qui est très bonne à la santé musicale de nos oreilles. 

Tracklist Church Of Bong :
 
01.Bong Aeterna 
02.Dies Bongrae 

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