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Doppelgänger
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C H R O N I Q U ELes doppelgängers sont, dans la littérature et au cinéma, des monstres pouvant remplacer et prendre l’apparence de personnages tant et si bien que le subterfuge est difficilement décelable. Ici, Doppelgänger est un groupe de rock tantôt stoner, tantôt hardcore, et j’aurai du mal à dire précisément de qui il est le double. Doppelgänger donc, est un groupe de Seine-et-marnais, et Anatomy of Melancholy est leur premier album. Et cela ce ressent : le son manque de puissance, de netteté, comme s’il était trop compressé. On sent que le chanteur n’est pas un « professionnel », et les compositions respirent la fraicheur de la jeunesse, quoi qu’inspirées par le rock des anciens. Mais ce manque de « professionnalisme » du chanteur se traduit par une fougue bienvenue qui lui confère une personnalité bien présente, surtout en chant clair. Les hurlements sont maitrisés, hargneux, puissants, avec une touche hardcore qui fait plaisir. Le chant passe des hurlements à la voix claire avec une subtilité et une justesse impressionnantes, et ceux-ci comme celle-là sont variés, jamais lassants. Du côté instrumental, on a le droit à des riffs plutôt simples, mais surtout efficaces dans l’optique d’un headbang systématique. On est de plus gratifié de quelques lignes mélodiques pas dégueu et de quelques soli par-ci par-là… Le rythme quant à lui ne vous surprendra pas forcément, mais il aura la décence d’accélérer et de ralentir précisément aux bons moments, toujours soutenu par une batterie et une basse audibles. En plus d’être constamment bon, l’album se gratifie de quelques moments de grâce, pendant Drunk entre autres, mais aussi la petite ballade finale, But… On peut aussi trouver de très bonnes idées de « mise-en-son » tout au long des huit morceaux de cet album. Des passages où la basse est plus audible et nous joue une courte petite mélodie, des samplers typé radio… rien de très original mais toujours placés au bon endroit, ces moments qui ne s’éternisent jamais font toujours bien plaisir. Au final, on a ici un premier album de très bonne facture, peu importe que la production soit faible, elle ne nous empêche pas de profiter des morceaux de cet album à l'écoute duquel on ne s’ennuie pas et qui s'érige comme une n-ième preuve s’il en était besoin que… rock is not dead !
Tracklist de Anatomy of Melancholy : 01. This Fucking Nightmare is Real
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